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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 30 août 2017

Kateri Tekakwitha, la sainte autochtone que voulaient les jésuites

Publié le

Une statue de Kateri Tekakwitha à Fonda, dans l'état de New York
Une statue de Kateri Tekakwitha à Fonda, dans l'état de New York   Photo : Reuters/Lucas Jackson

Dès les débuts de la colonisation en Nouvelle-France, des missionnaires jésuites ont cherché à convertir les Autochtones au catholicisme. Kateri Tekakwitha, jeune iroquoïenne dévote morte à 24 ans, est l'ultime symbole de cette ambition des missionnaires. Elle sera finalement canonisée par le pape Benoît XVI en 2012. Portrait par l'historien Jean-François Nadeau.

Née sur les bords de la rivière Mohawk, la jeune femme a d’abord survécu à une épidémie de vérole avant de passer les dernières années de sa vie à la seigneurie du Sault-Saint-Louis, aujourd’hui Kahnawake. Les Français y avaient construit un fort pour protéger les convertis des attaques de leurs propres nations.

Un culte édifié par les jésuites
Deux missionnaires lui rédigent un hommage posthume après l’avoir à peine connue.

 

Le père Chauchetière en fait même un portrait à l’encre sépia, fréquemment reproduit et distribué. Or, pourquoi les Jésuites désiraient tant imposer la figure de Kateri Tekakwitha? Pour mieux convertir le continent affirme Jean-François Nadeau.

Ils avaient voulu en faire une sorte d’idéal qui serait un moteur pour la colonie. […] Si on veut convertir un continent, ce serait bien d’avoir des exemples locaux.

Jean-François Nadeau

Il faudra finalement plus de trois siècles avant que la volonté mystique de ces pères jésuites soit entendue par le Vatican et que la jeune iroquoïenne surnommée le « lys de la Mohawk » devienne la première sainte autochtone.

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