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Et si les villes étaient plus… douces?

Le 15-18

Avec Jacques Beauchamp et Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Et si les villes étaient plus… douces?

C'est le début de la soirée : quelques voitures circulent sur le boulevard René-Lévesque. Les lampadaires, les feux de circulation et l'éclairage des tours à bureaux brillent dans le paysage. Sur la gauche se trouve la grande tour de la Maison de Radio-Canada; vers le centre, la tour d'Hydro-Québec; et complètement vers la droite, l'édifice de TVA.

Vue sur le centre-ville de Montréal et le mont Royal

Photo : Radio-Canada / Radio-Canada/Simon-Marc Charron

Plusieurs concepts ont émergé depuis que l'aménagement urbain est devenu une préoccupation. Les villes peuvent être plus durables pour l'environnement, plus agréables pour les piétons et plus intelligentes dans leurs moyens de communication. Et si elles étaient tout simplement plus douces? La journaliste Hélène Mercier s'est intéressée à cette idée nouvelle.

Le mouvement Gentle city a été proposé l’automne dernier par Andrew Tuck, éditeur du magazine britannique Monocle. Il défend l'idée que le concept englobe plusieurs propositions évoquées ces dernières années en urbanisme, comme faire plus de place à l’inclusion et à la résilience. Je dirais qu’on est moins dans le côté technique et plus dans le philosophique, explique Hélène Mercier.

Il nous dit, laissons les villes ralentir et même s’arrêter. Il nous dit aussi qu’on devrait s’assurer que les automobilistes, les piétons et les cyclistes prennent soin de leur rythme, qu’ils n’appuient pas constamment sur l’accélérateur, poursuit Hélène Mercier.

Pour y arriver, il faut notamment utiliser des matériaux qui apaisent et qui réchauffent. Par exemple, moins de verre et de métal et plus de briques et de pierres. Andrew Tuck suggère également de changer la signalisation pour encourager l’action plutôt que d’indiquer les interdictions. On voit souvent ça dans nos villes : “Flânage interdit.” Pourquoi ne pas plutôt avoir des panneaux qui disent : “Pique-niquer ici”?, rapporte Hélène Mercier.

Pour Guillaume Ethier, professeur en théories de la ville à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), l’idée de rendre les villes douces est intéressante pour sa dimension plus humaine. On nous encourage finalement à utiliser les espaces et ça vient envoyer comme message qu’on fait confiance aux gens, dit-il.

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