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Le <em>Bye bye</em> raté de 1981

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Le Bye bye raté de 1981

Image tirée d'une vidéo sur laquelle on peut lire le titre Bonne année Roger.

En 1981, le Bye bye a fait place à l'émission Bonne année Roger.

Photo : Radio-Canada

De l'avis de plusieurs, le Bye bye présenté en 1981 est le moins réussi de toute l'histoire de cette revue de fin d'année. L'historien Jonathan Livernois explique comment la volonté de Radio-Canada de changer la formule de la traditionnelle émission s'est soldée par un échec.

En 1981, plusieurs Québécois et Québécoises avaient encore sur le cœur la défaite référendaire. L’ambiance était morose, notamment sur la scène culturelle. À la suite des nombreuses critiques suscitées par les Bye bye précédents, la direction des émissions de variétés de Radio-Canada avait décidé de renouveler la formule en évacuant complètement l’actualité. On ne parlait plus de Bye bye, mais de Bonne année Roger.

Plutôt que de ridiculiser les personnalités qui avaient marqué l’actualité, on voulait mettre l’accent sur le monde ordinaire, d’où le personnage de Roger, un gardien de sécurité symbolisant le Québécois moyen. Ce n’était pas une revue de fin d’année, précise Jonathan Livernois. C’était plutôt une série de vignettes qui ressemblaient à des sketches qui annonçaient, par moment, l’absurde de Claude Meunier.

Claude Meunier faisait partie des scénaristes, tout comme Louise Roy et Louis Saia. L’émission mettait en vedette une foule de comédiens connus, dont Pauline Martin, France Castel, Normand Chouinard et Marc Messier.

Malgré tous ces ingrédients réunis, l'émission Bonne année Roger a été très mal reçue par la critique, mais aussi par le public. La structure était assez faible; il manquait un fil conducteur, affirme Jonathan Livernois.

Pourtant, quelques années plus tard, l’émission La petite vie, basée sur le même modèle, allait connaître un grand succès. C’est à croire que le moment était juste mal choisi pour présenter à la population québécoise un tel miroir de ses travers. C’est comme si, en 1981, on acceptait mal d’être les nouveaux rejetés de l’histoire, note Jonathan Livernois.

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