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Pour mieux comprendre l'acquittement d'Éric Salvail

Le 15-18

Avec Jacques Beauchamp

En semaine de 15 h à 18 h

Pour mieux comprendre l'acquittement d'Éric Salvail

Gros plan d'Éric Salvail qui porte un masque noir.

Éric Salvail

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Même s'il se conclut, lui aussi, par un acquittement, le jugement dans le procès pour agression sexuelle, séquestration et harcèlement de l'ex-animateur Éric Salvail est très différent de celui prononcé, plus tôt cette semaine, dans le procès de Gilbert Rozon, selon la chroniqueuse judiciaire Isabelle Richer. Dans les deux cas, les juges n'ont pas cru l'accusé, mais, dans le procès d'Éric Salvail, le juge n'a pas non plus cru le plaignant.

Isabelle Richer rappelle que la preuve de la Couronne contre Éric Salvail reposait essentiellement sur le témoignage du plaignant, Donald Duguay. Si la Couronne n’arrive pas à établir la preuve avec le plaignant qu’elle a, on a beau ne pas croire l’accusé, on ne peut pas le condamner juste parce qu'il dit des faussetés, explique-t-elle.

Le juge a soulevé de nombreuses contradictions et exagérations dans le témoignage de Donald Duguay.

Mais il n'a pas pour autant cru le témoignage d'Éric Salvail. Le juge Alexandre Dalmau est même allé encore plus loin que sa collègue du procès Rozon en affirmant qu'Éric Salvail était tout à fait susceptible de commettre les gestes qui lui étaient reprochés.

Le juge Dalmau n'a peut-être pas cru le plaignant, mais il a cru les trois personnes qui ont témoigné contre l'accusé en disant avoir été victimes de gestes inappropriés de sa part. Or, ces témoins n'ont pas porté plainte à la police. On comprend que si ces trois personnes avaient porté plainte à la police, Salvail aurait été déclaré coupable, affirme Isabelle Richer.

Elle rappelle que le juge avait uniquement le mandat de se prononcer sur les gestes qui auraient été commis à l'endroit de Donald Duguay.

À ceux qui se demandent comment un plaignant ou une plaignante pourrait parvenir à convaincre un juge dans un procès pour agression sexuelle, Isabelle Richer insiste sur l'importance de l'honnêteté : Ça prend quelqu'un qui dit la vérité et que la vérité, et qui ne cherche pas à combler les trous.

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