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Animaux exotiques, botanique, zoo humain : l’univers étonnant du Jardin Guilbault

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Animaux exotiques, botanique, zoo humain : l’univers étonnant du Jardin Guilbault

Audio fil du mardi 1 août 2017
Deux éléphants tirant un char de cirque dans la rue.

Défilé d'éléphants sur le boulevard Saint-Laurent, vers 1910.

Photo : Musée McCord

Défilé d'éléphants, jardin botanique, zoo humain, art du cirque... Au début du 19e siècle, le Jardin Guilbault en fait voir de toutes les couleurs à la population montréalaise. « Le Jardin Guilbault du 19e siècle, c'est le parc Belmont du 20e siècle », raconte l'historien Laurent Turcot.

En 1830, le botaniste Joseph Édouard Guilbault ouvre son propre jardin botanique à Montréal, à proximité de l’Hôtel-Dieu. Il ajoute ensuite un volet zoologique à son jardin et accueille de nombreux animaux exotiques, précise l'historien.

Le boulevard Saint-Laurent a d’ailleurs été le théâtre de quelques défilés d’artistes, mais aussi d’éléphants et d’hippopotames! En effet, la célèbre exposition Hippozoonomadon est de passage au Jardin Guilbault en septembre 1862.

Publicité dans un journal.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Affiche publicitaire de «l'hippozoonomadon», de passage au jardin Guilbaut en 1862.

Photo : Journal La Minerve, 16 août 1862 - BANQ

Le botaniste va encore plus loin en ajoutant un zoo humain, qui regroupe différentes curiosités.

Il y a même eu un musée des nains à Montréal. Aujourd’hui, ce serait inacceptable, mais à l’époque, c’était une attraction très courue. Il va aussi y avoir un enfant géant de 3 ans qui pèse 100 livres et qui est haut de 3 pieds!

Laurent Turcot, historien.

Voyant toujours plus grand, l’entrepreneur fonde ensuite une des premières patinoires intérieures de Montréal ainsi qu’une école de cirque et de gymnastique à côté de son jardin botanique.

 

Assailli par ses créanciers, il fait faillite en 1869. Il reste botaniste, mais meurt en 1885 dans un anonymat presque complet.

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