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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mardi 25 juillet 2017

En 1885, une émeute antivaccination éclatait à Montréal

Publié le

Un homme ligoté se fait vacciner de force.
Gravure de John Henry Walker concernant l'émeute anti-vaccin de 1885.   Photo : Musée McCord

En mars 1885, un fléau envahit Montréal. La variole, aussi appelée la petite vérole, fait rage. Comble de malheur, la population québécoise est réfractaire aux vaccins, les jugeant inutiles et dangereux, raconte Laurent Turcot. Après six mois d'épidémie, Montréal devient donc le théâtre d'une imposante émeute antivaccination.

Malgré l’existence d’un vaccin antivariole, bon nombre de médecins au Canada menaient des campagnes contre celui-ci. Certains croyaient que le fait d’injecter le virus rendait malade, ou que la vaccination n’avait pas encore fait ses preuves, note Laurent Turcot.

Les employeurs demandent à leurs employés de se faire vacciner sous peine d’être congédiés.

Laurent Turcot, historien

Les citoyens qui refusent de se conformer aux nouvelles mesures sanitaires de la Ville reçoivent des amendes et sont menacés d’emprisonnement.

« Le 28 septembre 1885, des émeutiers mettent le feu au bureau de santé du faubourg de l’est puis se dirigent vers l’hôtel de ville où des vitres sont brisées. [...] L'émeute dure jusqu'au matin. »

L’épidémie de variole de 1885 est la plus importante de l’histoire du Québec, précise l’historien.

Près de 20 000 personnes sont atteintes de la variole. 13 000 sont défigurées et 5 864 en meurent, dont plus de 3 100 à Montréal.

Laurent Turcot, historien

L'épidémie de variole de Montréal est la dernière apparition non maîtrisée de ce fléau dans une ville moderne.

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