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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Le FLQ avant la crise d’Octobre

Jacques Rose, Paul Rose et Francis Simard, membres du Front de libération du Québec (FLQ), à leur arrestation

Jacques Rose, Paul Rose et Francis Simard, membres du Front de libération du Québec (FLQ), à leur arrestation

Photo : Courtoisie

Le Front de libération du Québec (FLQ) était actif depuis sept ans lorsque la crise est survenue, en octobre 1970. L'organisation est née du nouveau mouvement nationaliste qui soufflait sur le Québec à cette époque, un nationalisme issu de la gauche et attisé par les conditions de vie déplorables des Canadiens français, comme l'explique l'historien Jonathan Livernois.

Au Québec, l’indépendantisme existait avant 1960, mais il était surtout associé au conservatisme, à la droite, indique Jonathan Livernois. Les années 60 ont vu apparaître un néonationalisme faisant la promotion de l’indépendance du Québec comme moyen de lutter contre les inégalités sociales.

Il faut dire que, dans de nombreuses sphères de la société québécoise de cette époque, les conditions de vie laissaient grandement à désirer.

Inspirés par la vague de décolonisation de la décennie précédente en Afrique, de jeunes Québécois ont formé le FLQ dans l’espoir de mener la province sur le chemin de l’indépendance. Mais ils ont choisi la voie de la violence pour parvenir à cette fin.

Leur premier coup d’éclat : l’attaque de trois manèges militaires à Montréal à l’aide de bombes incendiaires, dans la nuit du 7 au 8 mars 1963.

D’autres attaques à la bombe ont suivi au cours des années suivantes, et elles n'ont pas été sans victimes. Dans bien des cas, ce sont des travailleurs et des travailleuses qui ont perdu la vie dans ces attaques. Ce qui est un peu triste, au fond, c’est que ces gens-là étaient souvent des employés subalternes, qui étaient bien loin de cet impérialisme, du capitalisme qu’on s’évertuait à dénoncer, souligne Jonathan Livernois.

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