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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Prendre l’avion pour aller… nulle part

Un avion en train d'atterrir au coucher du soleil.

Des compagnies aériennes proposent de faire un tour d'avion pendant quelques heures, puis de revenir à son point de départ, sans escale.

Photo : iStock

Seriez-vous prêts à payer 780 $ pour faire un tour d'avion et revenir à votre point de départ après quelques heures, sans escale? C'est ce que proposent des compagnies aériennes d'un peu partout dans le monde pour compenser leurs pertes dues à la pandémie de COVID-19. Ce genre d'initiative suscite toutefois de vives critiques de la part de groupes environnementaux, comme l'explique la journaliste Hélène Mercier.

Le 10 octobre, un Boeing 787 va décoller de l’aéroport de Sydney, la [métropole] australienne; il va passer au-dessus des vagues de Bondi Beach pour aller saluer les surfeurs, il va remonter jusqu’à la Grande Barrière de corail et tourner à basse altitude autour du rocher Uluru, cette impressionnante montagne rouge, décrit Hélène Mercier.

La compagnie aérienne Qantas affirme avoir vendu 150 billets en 10 minutes pour ce vol sans destination. Les billets les moins chers se vendent 780 $ CA, pour un vol de sept heures. Qantas songe déjà à répéter l’expérience en offrant, par exemple, un vol au-dessus de l’Antarctique, et ce, même si des groupes environnementaux ont lancé des pétitions pour demander l’annulation de ces vols polluants.

Ailleurs dans le monde, particulièrement en Océanie et en Asie, d’autres compagnies aériennes offrent de tels vols, parfois accompagnés d’un repas gastronomique.

Le titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Paul Arseneault, croit qu’il s’agit d’un excellent coup de publicité, mais doute que cela permette de relancer l’industrie : Ce n’est pas suffisant pour faire survivre une compagnie aérienne, loin de là, mais peut-être que ça réconcilie les gens avec le voyage et que c’est une belle occasion de redécouvrir son pays.

Y aura-t-il bientôt des vols qui décolleront du Canada à destination de nulle part? Impossible de le dire pour l’instant, puisque Hélène Mercier n’a reçu aucune réponse de la part des compagnies aériennes canadiennes qu’elle a contactées.

Chaque vendredi, Hélène Mercier, la journaliste cambrioleuse, nous présente une initiative intéressante adoptée ailleurs dans le monde en se demandant si cette dernière peut être importée à Montréal. Vous avez une suggestion à lui faire? Écrivez-nous : le1518@radio-canada.ca.

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