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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Pierre Elliott Trudeau (partie 1) : l’intellectuel nationaliste

Pierre Elliott Trudeau, souriant et entouré de son équipe, marquant une pause dans son discours au lutrin.

Discours de victoire de Pierre Elliott Trudeau, élu chef du PLC le 6 avril 1968

Photo : Radio-Canada

« On connaît l'image du premier ministre un peu frondeur, très frondeur pour certains, honni par certains, adulé par d'autres, mais avant tout ça, il y a l'intellectuel Trudeau. » À l'occasion du 20e anniversaire de la mort de l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau, père de l'actuel premier ministre du Canada, l'historien Jonathan Livernois raconte la vie de cet homme en deux temps. Cette semaine, il aborde la jeunesse de Pierre Elliott Trudeau, cet intellectuel qui a grandi dans les milieux nationalistes canadiens-français.

Avant son passage en politique, Pierre Elliott Trudeau était l’un des intellectuels canadiens-français les plus en vogue, selon Jonathan Livernois. Né en 1919, dans Outremont, à Montréal, il a été élevé dans la vision nationaliste propre à l’élite canadienne-française. Certains vont même lui trouver, plus tard, des velléités séparatistes à l’époque, précise Jonathan Livernois.

Fils d’un homme d’affaires prospère, il a aussi vécu à l’abri de la crise économique, comme la plupart des gens de son milieu. C’est un milieu très fermé, c’est un milieu qui ne voit pas et ne comprend pas la misère, indique l'historien.

Comme tout bon intellectuel, Pierre Elliott Trudeau a parfait son éducation à l’étranger. La Seconde Guerre mondiale faisant rage en Europe, c’est à l’Université Harvard, aux États-Unis, qu’il a poursuivi ses études. Confronté à toutes sortes de nouvelles idées, c’est là que sa vision nationaliste aurait commencé à se transformer, selon Jonathan Livernois.

Après la guerre, Pierre Elliott Trudeau a continué à élargir ses horizons à Paris, puis à Londres. C’est en France qu’il a connu le personnalisme, une forme d’existentialisme qui donne la primauté à l’individu sur la collectivité.

De retour au Canada, Pierre Elliott Trudeau n’était déjà plus le même. Il associait le nationalisme de Maurice Duplessis à quelque chose de rétrograde et s’est plutôt rangé du côté des réformistes, qui voulaient en finir avec le cléricalisme et les mythes nationalistes.

De plus en plus, Trudeau va se retrouver en porte-à-faux avec sa propre société, au point de devenir honni des intellectuels, souligne Jonathan Livernois.

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