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Le 15-18

Avec Alain Gravel

En semaine de 15 h à 18 h

Jacques Viger, l’inspecteur des chemins devenu le premier maire de Montréal

Tableau en noir et blanc représentant un homme du 19e siècle.

Jacques Viger, premier maire de Montréal

Photo : Archives Ville de Montréal

Celui que l'on connaît comme le premier maire de Montréal n'a fait qu'un bref saut en politique municipale. Sa véritable carrière a été celle d'inspecteur des chemins, des rues, des ruelles et des ponts. C'est d'ailleurs sa grande connaissance du territoire qui a convaincu les premiers conseillers municipaux de le choisir comme dirigeant de la ville, selon l'historien Jonathan Livernois.

En 1832, les autorités britanniques ont octroyé une charte à la Ville de Montréal pour que ses citoyens puissent élire un maire. Cette charte était à la fois une entente entre les marchands de Montréal et le clan patriote de Papineau, précise Jonathan Livernois.

Les commerçants désiraient une plus grande autonomie pour Montréal et la création d’un bureau de douanes au port, pour que les marchandises puissent y entrer sans devoir passer par Québec.

De leur côté, les patriotes souhaitaient couper les ponts avec le régime britannique. Avant 1832, Montréal était dirigée par des juges de paix relevant directement du gouverneur du Bas-Canada.

Le territoire de Montréal a donc été divisé en huit quartiers, chacun représenté par deux conseillers élus par les citoyens propriétaires.

Ces 16 conseillers ont, par la suite, eu la tâche d’élire un maire, et c’est sur Jacques Viger que s’est porté leur choix.

Les Viger formaient alors l’une des grandes familles terriennes de Montréal. Jacques Viger lui-même était très bien connu en tant qu’inspecteur des chemins, un rôle qu’il exerçait depuis 1813.

Au cours de son mandat à la mairie, il a notamment procédé à l’assainissement du faubourg Saint-Laurent, qui était alors une zone marécageuse hostile à tout développement.

Ce mandat a toutefois été de courte durée. En raison de la rébellion des patriotes, notamment, le pouvoir britannique a décidé de ne pas renouveler la charte de Montréal au bout de quatre ans. C’était une façon de reprendre le contrôle sur la ville, selon Jonathan Livernois.

Jacques Viger est alors retourné à son métier d’inspecteur, qu’il a exercé pour le restant de ses jours.

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