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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Récompenser les efforts des citoyens pour limiter les émissions de GES

Gros plan sur le tuyau d’échappement d'un véhicule.

L'application adoptée par Lahti mesure les émissions de GES des utilisateurs.

Photo : Radio-Canada / Yahia Arkat

À Lahti, une ville finlandaise de 120 000 habitants, les citoyens ont la possibilité de télécharger une application qui mesure, chaque semaine, leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Si, à la fin de la semaine, leurs émissions sont demeurées sous un certain seuil, ils reçoivent des récompenses sous forme d'argent virtuel. La journaliste Hélène Mercier s'est intéressée à cette initiative et elle s'est demandé si cette dernière pouvait être reprise à Montréal.

La Ville de Lahti a décidé de miser sur le renforcement positif plutôt que sur les sanctions pour inciter sa population à moins polluer. Les utilisateurs qui dépassent la limite qui leur a été attribuée ne sont aucunement punis. En revanche, les gens qui réussissent à limiter leurs émissions de GES peuvent utiliser l’argent accumulé – généralement de 2 à 3 euros par semaine – pour acheter des billets d’autobus ou payer une entrée à la piscine, par exemple.

Les limites d’émissions de GES sont attribuées aux utilisateurs en fonction de différents critères, dont le nombre de personnes dans leur ménage.

Si le projet pilote se concentre, pour l’instant, sur les déplacements, la Ville de Lahti souhaite l’élargir pour qu’il englobe aussi les GES liés à la consommation.

Le but ultime de Lahti est de faire de l’application un lieu d’échanges de droits d’émissions, un peu comme une mini bourse du carbone. L’administration municipale souhaite qu’à terme, une limite d’émissions de GES globale soit imposée à l’ensemble de la population, et que si cette limite est dépassée de façon collective, cela ait une incidence à la hausse sur le prix des billets d'autobus. Si, au contraire, la population de Lahti réussit à demeurer en dessous de la limite, cela ferait diminuer le prix du transport en commun.

Pour l’instant, seul 1,6 % des habitants de Lahti ont téléchargé l’application.

Une telle idée serait-elle applicable à Montréal?

Pour Patrick Bonin, de Greenpeace Canada, un système de ce genre serait difficile à instaurer à Montréal, une ville beaucoup plus populeuse que Lahti, dont la taille correspond à celle de la ville de Terrebonne.

C’est assez complexe à installer si on veut avoir un véritable système de plafonnement et d’échanges d’émissions, dit-il. L’idée de mettre un prix sur la pollution, d’encourager la bonne action est bonne, mais il y a encore beaucoup de réflexion à faire sur le déploiement à grande échelle.

Chaque vendredi, Hélène Mercier, la journaliste cambrioleuse, nous présente une initiative intéressante adoptée ailleurs dans le monde en se demandant si cette dernière peut être importée à Montréal. Vous avez une suggestion à lui faire? Écrivez-nous : le1518@radio-canada.ca.

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