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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Bien avant la crise d’Oka, il y a eu l’insurrection de 1838

Photo en noir et blanc montrant un village vu du haut des airs.

Vue aérienne du village de Kahnawake, vers 1951

Photo : Kateri Centre

Le 28 août 1990, l'évacuation de femmes, d'enfants et de personnes âgées de la réserve de Kahnawake a donné lieu à une triste scène, où l'on pouvait voir des non-Autochtones accueillir ces réfugiés avec des projectiles de toutes sortes. « C'est une scène vraiment désagréable, qui montre à quel point la cohabitation entre ces deux peuples a été longtemps difficile, et qu'elle l'est encore », affirme l'historien Jonathan Livernois. Il rappelle que cette méfiance mutuelle entre Autochtones et non-Autochtones ne date pas d'hier, comme le prouve un incident survenu lors des rébellions des patriotes.

À l’automne 1838, une deuxième insurrection se préparait du côté des patriotes. Après avoir recruté des combattants, le notaire et ancien député Joseph-Narcisse Cardinal est parti en quête d’armes pour mener à bien la rébellion. Sachant que la réserve de Kahnawake en abritait une certaine quantité, c'est là qu'il a dirigé ses forces.

Si Joseph-Narcisse Cardinal a décidé d'aller voler les armes aux Autochtones plutôt que de les leur demander, c'est parce qu'il se méfiait d'eux au plus haut point, les sachant loyaux au régime britannique.

Jonathan Livernois souligne que la méfiance était aussi vive du côté des Autochtones, qui avaient peur de se faire attaquer et de voir leurs villages détruits par les patriotes.

C’est donc sans surprise que les habitants de Kahnawake ont réussi à intercepter Joseph-Narcisse Cardinal et ses hommes avant même qu'ils parviennent à la réserve. Les patriotes n'ont eu d'autre choix que de demander aux Autochtones de leur prêter des armes et ceux-ci les ont invités à venir en discuter au village.

Entre-temps, les gens de Kahnawake avaient bien compris qu’il y avait un problème et ils ont contacté les volontaires de Lachine, raconte Jonathan Livernois. Les 75 patriotes sont aussitôt arrêtés, ils sont envoyés à Montréal et ils finissent à la fameuse prison du Pied-du-Courant.

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