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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Une carte pour allonger le temps de traversée des passages piétonniers

Feu de signalisation pour piétons

Feu de signalisation pour piétons.

Photo : Radio-Canada / Ariane Pelletier

Singapour a trouvé une bonne façon de permettre aux personnes âgées et à mobilité réduite d'avoir plus de temps pour traverser les intersections, sans allonger systématiquement le décompte de tous les feux pour piétons. Ces personnes ont droit à une carte magnétique qui, une fois scannée à un feu pour piétons, allonge le temps de traversée de 3 à 13 secondes, selon la largeur de l'intersection. La journaliste Hélène Mercier s'est intéressée à l'initiative et s'est demandé si cette dernière pouvait être reprise à Montréal.

À Singapour, toute personne de 60 ans et plus peut obtenir une carte magnétisée auprès de l’agence des transports de la cité-État. Vous la balayez devant des bornes qui sont placées juste en dessous des boutons d’appel des feux pour piétons, explique Hélène Mercier.

Cette technologie a été testée au cours d’un projet pilote, il y a 10 ans, et elle a donné des résultats très concluants. Aujourd’hui, on est à plus de 1000 passages piétonniers de la cité-État qui sont équipés de ces lecteurs, précise la journaliste.

On retrouve le même concept à Hong Kong. Là-bas, la décision a été prise notamment parce que les personnes de plus de 65 ans étaient largement surreprésentées parmi les piétons victimes d’un accident mortel, comme c’est le cas au Québec et à Montréal, indique Hélène Mercier.

La métropole québécoise a déjà dans l’idée d’allonger le temps de traversée de plusieurs feux pour piétons. L’utilisation d’une carte magnétique serait une bonne façon de le faire, selon Sébastien Lord, professeur agrégé à l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’Université de Montréal : C’est un peu ça, la ville intelligente. Ça permet de ne pas allonger les temps sur les feux de façon systématique.

La présidente du Réseau FADOQ, Gisèle Tassé-Goodman, estime qu’il y a du bon dans l’idée, mais elle apporte un bémol. Si la carte est oubliée, ça crée une anxiété chez la personne, croit-elle.

Chaque vendredi, Hélène Mercier, la journaliste cambrioleuse, nous présente une initiative intéressante adoptée ailleurs dans le monde en se demandant si cette dernière peut être importée à Montréal. Vous avez une suggestion à lui faire? Écrivez-nous : le1518@radio-canada.ca.

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