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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Quand sexualité rime avec agressivité chez les souris mâles

Une souris blanche, sur une table, maintenue par la main gantée d'un scientifique.

Une souris de laboratoire

Photo : iStockphoto

Des chercheurs de l'Université de New York ont découvert qu'il était possible de bloquer ou d'accentuer l'envoi de signaux entre l'hypothalamus et l'amygdale dans le cerveau des souris mâles, augmentant ou diminuant ainsi leurs pulsions sexuelles ou agressives. La chroniqueuse scientifique Myriam Kessiby explique quelles peuvent être les potentielles répercussions d'une telle découverte.

Elle précise d’abord que l’amygdale est la zone du cerveau qui régule les émotions comme la peur et l’agressivité, alors que l’hypothalamus joue un rôle dans la reproduction. Ces deux zones communiquent entre elles par l’entremise de différents neurones.

Quand les chercheurs ont bloqué certains signaux entre l’amygdale et l’hypothalamus, les souris mâles avaient moins de relations sexuelles, explique Myriam Kessiby. À l’inverse, lorsque les mêmes signaux étaient renforcés, les souris mâles arrivaient à s’accoupler davantage et, en plus, elles insistaient à répétition auprès de femelles qui n’étaient pas réceptives, ce qu’elles ne feraient pas normalement.

Les chercheurs ont conduit la même expérience sur d’autres signaux envoyés entre l’amygdale et l’hypothalamus, et ils ont obtenu le même résultat, mais, cette fois-ci, avec les comportements agressifs des souris.

C’est pratiquement comme un interrupteur pour allumer ou éteindre des comportements agressifs ou sexuels, résume Myriam Kessiby.

Évidemment, le cerveau d’une souris n’est pas un cerveau humain. Il serait donc hasardeux de transposer ces observations à l’homme. Mais la chroniqueuse scientifique souligne que l’amygdale et l’hypothalamus des souris ont des structures assez similaires à ceux de l’être humain.

Les chercheurs espèrent que ça pourrait aider à concevoir des traitements mieux ciblés pour certains troubles psychiatriques, mais c’est loin d’être fait, parce qu’on ne comprend pas encore très bien tout le fonctionnement de l’amygdale, indique-t-elle.

Des scientifiques de la même université avaient d’ailleurs déjà démontré que les cellules du cerveau qui contrôlent les comportements sexuels et les comportements agressifs chez les souris mâles sont les mêmes, alors que ce sont deux groupes de cellules différents qui gèrent ces deux fonctions chez les souris femelles.

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