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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Les parcs-nature, là où loisirs et protection de l’environnement vont de pair

Photo en noir et blanc d'une vue aérienne d'une centrale hydroélectrique sur une rivière.

Le site du parc-nature de l'Île-de-la-Visitation accueillait, autrefois, une centrale hydroélectrique.

Photo : Archives d'Hydro-Québec

Les parcs-nature font partie du réseau des grands parcs de Montréal, mais leur histoire est beaucoup plus récente que celle des parcs urbains. C'est en 1979 que la Communauté urbaine de Montréal a commencé à acquérir des terrains pour créer des parcs régionaux, aujourd'hui connus sous le nom de parcs-nature. L'historienne Maude Bouchard-Dupont explique comment ils ont été créés pour freiner le développement urbain et sauver les derniers espaces naturels sur l'île.

Dans les années 1970, des citoyens voyaient les espaces boisés disparaître à vue d’œil. Ils se sont donc mis à réclamer des lieux protégés où ils pourraient profiter du peu de nature qu’il restait à Montréal.

Grâce à leurs revendications, il y a aujourd’hui huit parcs-nature à Montréal : sept aux abords de la rivière des Prairies et un au bord du fleuve Saint-Laurent, à Pointe-aux-Trembles. Ils occupent une superficie de 1686 hectares.

Avant de devenir des parcs-nature, ces endroits étaient-ils des lieux vierges où l’homme n’avait pas encore laissé sa trace? Pas tout à fait, selon Maude Bouchard-Dupont : La plupart de ces parcs sont des espaces écologiques en partie reconstitués et réaménagés pour des usages récréatifs, comme la randonnée, le cyclisme et le kayak.

Seule exception : le Bois-de-Saraguay, un boisé ayant entre 5000 et 8000 ans où vivent des arbres centenaires.

Des lieux de travail et de villégiature

Avant de devenir des parcs, ces sites ont connu toutes sortes d’activités au cours de l’histoire. Moulins, centrales hydroélectriques, drave, agriculture : l’homme a tôt su profiter des rapides et des terres fertiles de ces sites.

Quant aux parcs-nature du Bois-de-Saraguay et du Bois-de-Liesse, ils ont accueilli, au 19e siècle, les résidences secondaires de riches familles telles que les Molson et les Ogilvie. Le Bois-de-Saraguay était notamment un lieu de prédilection pour pratiquer la chasse à courre, comme dans la série Downton Abbey, indique Maude Bouchard-Dupont.

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