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Les excès occasionnels de nourriture ne seraient pas si mauvais pour la santé, selon une étude

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Les excès occasionnels de nourriture ne seraient pas si mauvais pour la santé, selon une étude

Illustration montrant le système digestif d'un humain.

Illustration montrant le système digestif d'un humain.

Photo : iStock

Il semblerait que notre métabolisme soit pleinement capable de gérer les excès occasionnels de nourriture. C'est ce qu'ont découvert des chercheurs du Royaume-Uni au terme d'une étude au cours de laquelle les participants ont été invités à manger de la pizza. La chroniqueuse scientifique Myriam Kessiby précise toutefois que cette conclusion ne s'applique qu'aux personnes en bonne santé et que les chercheurs ne se sont attardés qu'aux effets à court terme des excès de nourriture.

Pour cette étude, les participants, tous de jeunes hommes en bonne santé, ont été invités à prendre un premier repas au cours duquel ils devaient manger de la pizza jusqu’à ce qu’ils n’aient plus faim. Plus tard, au cours d’un deuxième repas, on leur a demandé de manger à nouveau de la pizza, mais, cette fois-ci, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus capables de rien avaler.

Les chercheurs ont constaté qu’au cours de ce deuxième repas, les participants ont ingéré, en moyenne, deux fois plus de calories qu’au cours du repas précédent. Malgré tout, leur taux de sucre dans le sang était le même après les deux repas, et leur taux de gras était légèrement plus élevé après le repas gargantuesque.

Bref, tout le corps s’est adapté pour minimiser les effets à court terme de l’excès de nourriture, explique Myriam Kessiby. Il travaille très fort et déploie tout plein de mécanismes pour arriver à encaisser le coup d’un excès de nourriture sans que ça fasse trop de dommages immédiats.

La chroniqueuse rappelle toutefois que la science a déjà prouvé que, lorsqu’ils sont répétés, les excès de nourriture augmentent le risque de développer certaines maladies à long terme, comme le diabète de type 2, l’obésité et les maladies cardio-vasculaires.

Les bémols

Myriam Kessiby précise que l’étude a été menée sur un petit groupe de participants qui étaient en forme. Il est fort probable que le corps des personnes qui ont certains problèmes de santé, comme le diabète, ne réagit pas avec la même efficacité devant un excès de nourriture.

Les chercheurs prévoient poursuivre leurs recherches en menant la même expérience auprès de personnes âgées, de femmes et de personnes en surplus de poids.

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