•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Petite histoire de la navigation à Montréal

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Petite histoire de la navigation à Montréal

Deux femmes font du ski nautique en se tenant la main sur la rivière des Mille-Îles. Photogramme 16mm altéré transféré en numérique tiré du film documentaire "Au pays des Mille-Îles" de Lisa Sfriso.

Photogramme 16mm altéré transféré en numérique tiré du film documentaire "Au pays des Mille-Îles" de Lisa Sfriso.

Photo : Image tirée du film documentaire "Au pays des Mille-Îles" de Lisa Sfriso

Grâce ses 266 kilomètres de berges, l'île de Montréal est l'endroit parfait pour les activités de plaisance. Pour sa chronique Histoire, Maude Bouchard-Dupont se penche sur l'histoire de la villégiature et des clubs nautiques dans la grande région de Montréal.

« L’attrait pour la villégiature se développe à partir du XIXe siècle, au moment où les familles aisées fuient la chaleur et l’activité de la ville pour s’installer sur les berges pittoresques de l’archipel aux premiers jours d’été », explique l’historienne. Pointe-Claire en est un bon exemple. Petit village agricole – comme il en existe des milliers au Québec à cette époque –, il attire les villégiateurs grâce à sa situation géographique sur le bord du lac Saint-Louis, parfaite pour la navigation de plaisance.

« Débarquant à Pointe-Claire, ces riches Montréalais vont louer la maison de ferme, forçant toute la famille du cultivateur à déménager dans la grange pour l’été. C’est comme un Airbnb de l’ancien temps. »

Régates à Pointe-Claire en 1939.

Régates à Pointe-Claire en 1939

Photo : Conrad Poirier

Les premiers clubs nautiques de Montréal

Ce mouvement de villégiature est né pendant la deuxième moitié du XIXe siècle vers Laval, Terrebonne, Belœil ou encore Boucherville, grâce entre autres à la construction du chemin de fer dès 1850. Maude Bouchard-Dupont raconte que, par la suite, au début du XXe siècle, l’automobile permettra d’ouvrir les chemins poussiéreux des campagnes aux urbains en quête de décor champêtre.

C’est dans ce contexte que sont fondés les premiers clubs nautiques à Montréal. L’historienne rappelle toutefois que, à cette époque, les vacances ne sont pas synonymes d’oisiveté : « Habituées à rentabiliser son temps, les riches familles bourgeoises tendent à faire de leurs vacances une occasion de se faire des contacts d’affaires et, surtout, de pratiquer des loisirs typiques de leur milieu, comme le golf ou la voile. »

Alors que la navigation de plaisance est plus accessible à l’ensemble de la population après les années 1960, on remarque un déclin des clubs nautiques au XXe siècle, au moment des deux guerres mondiales et de la crise. Anciennement, ces clubs nautiques servaient de lieux de socialisation sous le couvert d’activités nautiques, alors qu’aujourd’hui, la mission de ces organismes est axée davantage sur la formation des jeunes et sur la sécurité nautique.

Bande-annonce du film documentaire Au pays des Mille-Îles de Lisa Sfriso

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi