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Droit à la nature : le modèle européen

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Droit à la nature : le modèle européen

Se promener à vélo, découvrir un magnifique lac et décider de camper sur sa rive sans se demander à qui appartient le territoire, c'est le rêve de plusieurs amateurs de nature et de plein air. Un tel comportement est interdit au Québec, mais il est légal dans plusieurs pays européens qui ont une longue tradition d'accès à la nature. Le chroniqueur urbain Samuel Descôteaux-Fréchette croit que la province aurait tout intérêt à s'inspirer de cette philosophie.

Dans certains pays européens, le droit à la nature est une tradition datant du Moyen-Âge et elle est même enchâssée dans la constitution. Ce droit permet aux citoyens de profiter des espaces naturels, peu importe à qui appartiennent les terres.

Dans la campagne anglaise, par exemple, c’est possible de faire de la randonnée en traversant des terrains privés, si ce sont des terres non cultivées et non clôturées, souligne Samuel Descôteaux-Fréchette.

L’Islande, la Norvège, la Suède et la Finlande ont même élargi cette notion de droit à la nature pour permettre à quiconque de faire du vélo, du canot, du camping, et même de la cueillette de petits fruits sauvages, sur des terres ou des plans d'eau privés.

Ce droit est toutefois étroitement encadré par la loi. En Norvège, par exemple, il faut en tout temps garder une distance de 150 mètres avec tout bâtiment occupé. L’esprit de ce droit-là, ce n’est pas d’aller planter sa tente dans la cour arrière d’un bungalow, précise Samuel Descôteaux-Fréchette.

Ce droit s'accompagne aussi de devoirs. Les citoyens ont la responsabilité de préserver l’environnement et de ne pas porter préjudice aux propriétaires des lieux qu'ils visitent.

Une source d’inspiration pour le Québec

Samuel Descôteaux-Fréchette espère que le Québec changera un jour son rapport à la propriété pour permettre un tel accès élargi à la nature. Pour cela, il croit qu’il faudra aussi faire de la sensibilisation après des citoyens pour que chacun prenne ses responsabilités en matière de respect des autres et de l’environnement.

Même si le droit à la nature au Québec n’est pas aussi large que celui en Europe, le chroniqueur rappelle que 92 % des terres de la province sont publiques, donc accessibles à tous. Il est notamment possible d’y faire de la randonnée et d'y camper de façon temporaire.

Mais avant de se lancer sur ces terres-là, il faut s’informer parce qu’il y a souvent d’autres organismes régionaux qui ont leur propre réglementation qui se superpose [à celles des] terres publiques, ajoute-t-il.

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