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La petite histoire des ruelles à Montréal

Le 15-18

Avec Isabelle Richer

En semaine de 15 h à 18 h

La petite histoire des ruelles à Montréal

Photo en noir et blanc montrant une ruelle avec une voiture des années 40, bordée de bâtiments de part et d'autre.

Une ruelle située derrière la rue Berri, à Montréal, en 1944

Photo : Archives de la Ville de Montréal

Le chroniqueur urbain Richard Bergeron songe avec nostalgie à son enfance passée à jouer dans les hangars que l'on trouvait dans presque toutes les ruelles de Montréal. Ces hangars ont, pour la plupart, disparu aujourd'hui. Si certains ont laissé place à des initiatives de ruelles vertes, la majorité d'entre eux sont devenus des espaces de stationnement, ce que déplore le chroniqueur.

Richard Bergeron souligne que les ruelles sont apparues à un moment bien précis dans l’histoire de Montréal. Elles ont marqué la transition entre le transport par cheval et celui par automobile, c'est-à-dire l'époque où le tramway régnait en maître.

Ces ruelles avaient alors une fonction technique, car elles accueillaient des hangars pour entreposer le charbon et le mazout. Il y avait 27 000 hangars à l’époque, indique Richard Bergeron. Toutes les ruelles de Montréal avaient leurs hangars.

Ce n’était pas très beau, mais c’était un univers fantastique pour les enfants.

Richard Bergeron, chroniqueur urbain

Le chroniqueur ajoute que ces hangars avaient toutefois le défaut d’être de véritables nids à feu. C’est pourquoi, en 1982, la Ville de Montréal a décidé d’offrir une subvention pour inciter les citoyens à les démolir.

La disparition de ces bâtiments a laissé un grand vide dans les ruelles. Il faudra attendre les années 1990 pour que les premières initiatives de ruelles vertes voient le jour.

Selon Richard Bergeron, on compte aujourd'hui 400 ruelles vertes dans la métropole. Mais, malheureusement, la grande majorité des 1500 ruelles à Montréal sont des espaces à stationner, déplore-t-il. C’est d’une tristesse inouïe.

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