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Les adolescents, ces victimes silencieuses du confinement

Le 15-18

Avec Isabelle Richer

En semaine de 15 h à 18 h

Les adolescents, ces victimes silencieuses du confinement

Une jeune fille couchée regarde une tablette électronique.

Pour Simon Jodoin, les rencontres virtuelles ne peuvent combler le besoin de socialisation des adolescents.

Photo : iStock

On a beaucoup parlé des conséquences de l'isolement sur les aînés et les jeunes enfants, mais la situation des adolescents est généralement passée sous silence. Or, le chroniqueur Simon Jodoin, lui-même père d'une adolescente, rappelle que les contacts sociaux sont cruciaux à cette étape de la vie.

Je trouve que les adolescents paient particulièrement cher le prix de ce confinement, affirme Simon Jodoin.

Il souligne que l’adolescence, avec sa recherche de sens et de repères, n’est pas une période ordinaire de la vie, car c’est le moment où les jeunes se construisent en tant que personnes.

Le chroniqueur déplore que l’isolement des jeunes soit pris à la légère par les autorités. Il donne pour exemple l’annulation du bal des finissants, qui vient tirer un trait sur quelque chose de beaucoup plus significatif qu’une simple célébration. Pour Simon Jodoin, c’est un rituel important, une véritable reconnaissance sociale qu’on a enlevée à tous les finissants du Québec : On peut bien apprendre la trigonométrie ou la physique électrique une année plus tôt ou une année plus tard, mais on ne peut pas reprendre les moments d’une vie qui marquent un rite de passage.

Simon Jodoin croit que toute la collectivité devrait se soucier de ce qui est en train de se passer du côté des adolescents. L’adolescent ne va pas payer tout seul le prix du rituel manqué, estime-t-il. Je ne veux rien exagérer, mais je ne crois pas qu’on puisse badiner avec ça. Mettre la socialisation des adolescents sur pause, ce n’est pas un geste banal, on ne peut pas dire qu’on va reprendre ça plus tard.

Je ne crois pas qu’il soit envisageable d’interdire aux jeunes de se fréquenter pour une si longue période.

Simon Jodoin, chroniqueur

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