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Le vrai problème de l’Organisation mondiale de la santé : la politisation

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Le vrai problème de l’Organisation mondiale de la santé : la politisation

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Tedros Adhanom Ghebreyesus

Photo : The Associated Press / Valentin Flauraud

L'instrument de l'Organisation des Nations unies (ONU) voué à la santé publique subit les foudres du président Donald Trump, qui lui a vraisemblablement coupé les vivres pour détourner l'attention de ses propres manquements dans la gestion de la crise du COVID-19. En janvier dernier, c'était la Chine qui se servait de l'agence à des fins de propagande. Le journaliste François Brousseau explique à Annie Desrochers qu'une faiblesse de leadership place maintenant l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sous les feux croisés de plusieurs pays.

Annoncée mardi, la décision de Donald Trump priverait l’OMS d’environ 450 millions de dollars par année, soit une large part de son budget annuel de 5 à 6 milliards de dollars.

Le dirigeant américain reproche notamment à l’Organisation mondiale de la santé d’avoir dissimulé des informations quant à la propagation et à la mortalité de la COVID-19.

C’est dénoncé à l’international, ce geste de retirer de l’argent en peine tragédie de la COVID-19. Pour tout ce monde, le geste de Trump, ces accusations, ça apparaît pour ce que c’est probablement : comme des gesticulations opportunistes pour détourner l’attention – d’abord, de ses propres louanges initiales envers la chine et l’OMS […] et, surtout, pour détourner l’attention de ses propres cafouillages, dénégations et improvisations dans toute cette crise.

François Brousseau

Fond de vérité

Donald Trump n’est ni tout à fait seul ni tout à fait dans l’erreur avec ses critiques. Des pays européens ainsi que le Japon ont accusé l’OMS d’avoir fait le jeu de la Chine en omettant, par exemple, de remettre en question les chiffres manifestement propagandistes de 3300 morts pour 80 000 cas au total.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait effectivement salué, en janvier, le caractère « visionnaire » du dirigeant chinois Xi Jinping, et avait évité les questions embarrassantes sur la Chine au moment où les preuves démontraient de plus en plus que les autorités du pays avaient fait taire des dénonciateurs et camouflé la sous-estimation du nombre de cas.

Dans un tweet du 24 janvier, Donald Trump avait, lui aussi, félicité Pékin pour sa « transparence ».

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