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Devant « l’égoïsme » de ses États membres, l’Union européenne est en danger de disparition

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Devant « l’égoïsme » de ses États membres, l’Union européenne est en danger de disparition

Dans un parlement, des députés sont assis sur une table circulaire.

L'Union européenne à Bruxelles

Photo : Getty Images / JOHN THYS

La crise du coronavirus déstabilise les grands équilibres économiques et politiques ayant cours depuis plusieurs décennies. C'est dans ce contexte que l'Union européenne (UE) joue gros, selon François Brousseau. En fait, l'organisation ne risque rien de moins que sa survie puisque chacun des 27 États membres a adopté le réflexe du chacun pour soi. Les dirigeants français et italien et d'anciens dirigeants, dont Jacques Delors, l'ancien président de la Commission européenne, ont lancé il y a quelques jours des cris d'alarme sur le manque de solidarité dans l'UE.

Cet affrontement met en place les pays riches du nord, dont l’Allemagne, et ceux du sud, frappés plus durement par la COVID-19, comme l’Italie et l’Espagne.

Le président français, Emmanuel Macron, a fait cette semaine un plaidoyer pour la souveraineté française et aussi la souveraineté européenne. Selon lui, il est inadmissible que les pays européens dépendent de l’aide de pays tiers (dont la Chine) pour des fournitures essentielles dans cette crise. Emmanuel Macron estime que la priorité de l’Europe est de produire davantage en France et en Europe, de peur de perdre un « modèle européen face à la Chine et aux États-Unis, dont les modèles ne nous correspondent pas », dit-il.

Le président français Emmanuel Macron se trouve devant le drapeau de l'Union européenne (UE).

Emmanuel Macron

Photo : Getty Images / FREDERICK FLORIN

Dans cette situation, l’Allemagne est accusée d’égoïsme par certains autres États de l’UE. Dans les prochains mois, le débat des coronabonds, des obligations d’emprunts pour contrer les conséquences économiques désastreuses de la crise du coronavirus, mettra à mal l’Union européenne. Pour le premier ministre italien, Giuseppe Conte, l’Europe a absolument besoin d’un genre de plan Marshall du 21e siècle, mais sans les États-Unis.

« Devant l’insistance des pays latins, devant cet appel à la solidarité, est-ce que les austères luthériens du nord vont changer d’avis et d’attitude? Je crois qu’il y va peut-être de la survie pure et simple de l’Union européenne », estime François Brousseau.

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