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Léa Roback, la grande syndicaliste

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Léa Roback, la grande syndicaliste

Léa Roback très jeune

Léa Roback

Photo : Collection des archives de la bibliothèque juive de Montréal

Née en 1903 d'immigrants juifs polonais, Léa Roback a profondément marqué le monde du travail à Montréal. « Elle a consacré sa vie au syndicalisme », indique l'historien Jonathan Livernois.

Dans les années 30, à Montréal, des milliers de femmes comme Léa Roback travaillaient dans l’industrie du textile. On les appelait les midinettes, un terme qui désignait, au siècle précédent, les jeunes ouvrières parisiennes des manufactures de couture.

Même si le gouvernement de Maurice Duplessis avait instauré une loi établissant le salaire raisonnable à 12 $ par semaine, bien des ouvrières avaient un salaire hebdomadaire de 8 $. Jonathan Livernois précise qu'il en coûtait 6 $ par semaine pour louer une chambre à Montréal, à l’époque. Les midinettes vivaient donc dans une grande pauvreté.

Il n’est donc pas étonnant que les ouvrières aient déclaré la grève en 1937. Léa Roback était au premier plan de ce mouvement syndical. Son grand avantage, c’est qu'elle parlait anglais, français et yiddish, précise Jonathan Livernois. Elle rejoignait tout le monde.

La grève des midinettes a été de courte durée : trois semaines. En ce court laps de temps, elles ont réussi à doubler leur salaire et à diminuer leurs heures de travail.

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