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La « taxe de bienvenue », legs du grand-père de Laurent Duvernay-Tardif

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

La « taxe de bienvenue », legs du grand-père de Laurent Duvernay-Tardif

Portrait en noir et blanc d'un homme des années 70.

Guy Tardif, le grand-père de Laurent Duvernay-Tardif, à l'époque où il était ministre des Affaires municipales du Québec

Photo : BAnQ/Daniel Lessard

Le grand-père de Laurent Duvernay-Tardif, Guy Tardif, a eu un rôle majeur dans le développement de la Ville de Montréal, mais aussi dans l'ensemble de la province. C'est notamment lui qui a instauré les droits de mutation immobilière, communément appelés « taxe de bienvenue », en 1976 lorsqu'il était ministre sous le premier gouvernement péquiste de René Lévesque. Jonathan Livernois propose un portrait de ses réalisations.

Les droits de mutation immobilière

Guy Tardif a été député de Crémazie, avec le Parti québécois, de 1976 à 1985. Bien que l’idée des droits de mutation avait été amenée par le gouvernement libéral au mandat précédent, c’est bien à Guy Tardif que l’on doit cette loi, adoptée en 1976.

C’est une espèce de légende. Ce n’est pas l’ancien ministre Jean Bienvenue qui a fait cette loi. C’est bien Guy Tardif, en 1976.

Jonathan Livernois, historien

Le Tour de l’île de Montréal

Une autre initiative de Guy Tardif à titre de député est celle du Tour de l’île de Montréal. À l’été 1985, il donne le mandat à Vélo Québec de créer un événement pour promouvoir les pistes cyclables de Montréal. Jonathan Livernois raconte que, malgré le temps plutôt maussade, à l’automne 1985, Guy Tardif a terminé lui-même ce parcours à vélo.

Le programme Corvée-Habitation

Jonathan Livernois soutient que le plus grand legs de Guy Tardif est celui du programme Corvée-Habitation, en 1982. Alors que le Québec vivait une crise économique majeure, avec un taux de chômage de 15,8 %, Guy Tardif propose la création de ce front commun qui permet ainsi d’offrir des taux d’intérêt hypothécaires fixes et plus bas pour trois ans à la population qui souhaite acheter un logement.

Ça a un impact déterminant pour beaucoup de gens, ça a marqué beaucoup. Dans ma famille, notamment, j’ai des gens qui ont pu s’acheter une maison grâce à ça. Ils se rappellent bien l’appellation Corvée-Habitation.

Jonathan Livernois, historien

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