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La première tentative du Québec d’avoir un ministère de l’Éducation

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

La première tentative du Québec d’avoir un ministère de l’Éducation

Une photo portrait en noir et blanc d'un homme du 19e siècle.

Le premier premier ministre du Québec, Pierre-Joseph-Olivier Chauveau

Photo : William Notman/Musée McCord

Il est bien connu que la création du ministère de l'Éducation, en 1964, découle du rapport Parent et, dans une plus large mesure, de la Révolution tranquille. Toutefois, dès les années 1800, quelqu'un rêvait d'implanter un tel ministère dans la province : Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, le premier premier ministre du Québec. L'historien Jonathan Livernois dresse le portrait de cet ardent défenseur de la connaissance.

Deux ans avant de devenir premier ministre, en 1867, Pierre-Jospeh-Olivier Chauveau a été nommé surintendant de l’instruction publique, un choix tout indiqué si l’on en croit Jonathan Livernois : C’était le champion de l’instruction publique. Il promouvait ça sur tous les fronts.

L’une de ses premières initiatives en tant que surintendant a été de lancer le Journal de l’instruction publique à l’attention des enseignants. Cette publication mensuelle visait à assurer leur formation en leur proposant des exercices dans différentes matières et des conseils de pédagogie.

Pierre-Joseph-Olivier Chauveau a aussi cherché à développer des bibliothèques de collectivité. Il a rassemblé notamment une imposante collection de 12 000 volumes qu’il a mis à la disposition du public.

Ce n’est pas seulement un surintendant, c’est un homme qui a la volonté de développer la connaissance.

Jonathan Livernois, historien

Il organise également toutes sortes de conférences sur la littérature.

En 1867, lorsqu’il est devenu le premier ministre du Québec, Pierre-Joseph-Olivier Chauveau en a profité pour créer le premier ministère de l’Instruction publique. Il aurait aimé donner le nom de ministère de l’Éducation à cette nouvelle entité, mais sous la pression du clergé, il a dû y renoncer.

D’ailleurs, deux ans après qu’il a quitté son poste de premier ministre, en 1873, l’Église a réussi à obtenir la suppression de ce ministère, qui n'a pu renaître qu’un siècle plus tard.

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