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Montréal, maître dans l’art de recevoir les princes

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Montréal, maître dans l’art de recevoir les princes

Une peinture montrant le portrait d'un homme du 19e siècle au visage sérieux.

Le prince Napoléon Bonaparte en 1860

Photo : Hippolyte Flandrin (domaine public)

Le Canada a toujours su recevoir la royauté, qu'elle soit française ou britannique, avec tous les honneurs qui lui sont dus. De 1860 à 1862, Montréal a d'ailleurs vu passer pas moins de quatre princes, dont le prince Napoléon Bonaparte, cousin germain de l'empereur Napoléon III. L'illustre personnage a semé tout un émoi dans son sillage, comme le raconte l'historien Jonathan Livernois.

Sénateur en France, le prince Napoléon était connu pour ses idées plutôt à gauche et son anticléricalisme.

Au cours d’une tournée en Amérique du Nord, il a décidé de faire un détour par Montréal, suscitant tout un branle-bas dans la métropole. Ce n’était pas un personnage qui faisait l’unanimité, mais on aimait quand même bien recevoir la royauté, souligne Jonathan Livernois.

De 15 000 à 20 000 personnes se sont déplacées pour l’accueillir sur le Champ-de-Mars, où il devait procéder à une revue des troupes militaires.

Les visites royales, on connaît ça, et on sait recevoir.

Jonathan Livernois, historien

Le lendemain, le prince a eu droit à un discours de l’Institut canadien de Montréal, qui était très proche de la famille Bonaparte. L’empereur avait d’ailleurs pris l’habitude d’envoyer différents cadeaux à l’institut sous forme d’objets d’art.

Le prince Napoléon n’a pas manqué de remercier l’Institut canadien pour ce discours, le qualifiant d’institution la plus éclairée du pays et indépendante du clergé.

Ça n’a pas très bien passé dans la société québécoise de l’époque, explique Jonathan Livernois. L’ultramontanisme était au faîte de sa puissance.

La visite, en fin de compte, a été comme une gifle.

Jonathan Livernois, historien

Loin de s’attrister de l’émoi qu’il a causé au Canada, le prince Napoléon en a rajouté une fois de retour en France en envoyant d’autres cadeaux à l’Institut canadien de Montréal.

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