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Les Sulpiciens, ces promoteurs immobiliers qui ont développé Montréal

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Les Sulpiciens, ces promoteurs immobiliers qui ont développé Montréal

Carte des Sulpiciens des années 1700, représentant l'île de Montréal

Carte des Sulpiciens des années 1700, représentant l'île de Montréal

Photo : Radio-Canada

Les Sulpiciens ont longtemps été les seigneurs de Montréal, donc les grands propriétaires des terres de l'île. Et ils ont su en tirer profit, comme l'explique l'historien Jonathan Livernois.

Les Sulpiciens ont acquis la seigneurie de Montréal en 1663, des mains de la Société Notre-Dame, fondatrice de l’établissement de Ville-Marie. Dès 1672, les seigneurs religieux avaient des rêves de grandeur pour Montréal. Dans leurs plans urbanistiques, ils prévoyaient d’ailleurs une rue Notre-Dame plus large pour qu'elle puisse accueillir divers établissements, et non pas seulement des commerces.

En tant que seigneurs, les Sulpiciens recevaient des rentes de leurs censitaires. Cela peut sembler en contradiction avec les valeurs véhiculées par l’Église catholique, mais l'historien Jonathan Livernois précise que, contrairement à d’autres ordres religieux, les Sulpiciens ne font pas vœu de pauvreté. Ils ont donc pu s’enrichir grâce à la propriété des terres montréalaises et aux moulins qu’ils y ont fait construire.

Assez rapidement, les Sulpiciens vont devenir les plus grands seigneurs de la colonie, en matière de population.

Jonathan Livernois, historien

Même après la conquête britannique, les religieux ont réussi à conserver leurs droits de propriété.

Mais dans le mouvement prônant la propriété privée qui a suivi la révolution industrielle, au 19e siècle, la Couronne britannique a voulu donner la possibilité aux habitants de Montréal d’acheter aux Sulpiciens la terre sur laquelle ils vivaient. C’est ainsi que les Sulpiciens sont devenus, en quelque sorte, de véritables promoteurs immobiliers, indique Jonathan Livernois.

Tous les religieux n’avaient toutefois pas la bosse des affaires. En 1937, l’ordre était au bord de la faillite et a dû être mis sous tutelle par le gouvernement provincial de Maurice Duplessis.

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