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Éva Circé-Côté et son combat contre l’ignorance des Canadiens français

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Éva Circé-Côté et son combat contre l’ignorance des Canadiens français

Éva Circé-Côté

Éva Circé-Côté

Photo : Bibliothèque et archives nationales du Québec

Il aura fallu beaucoup de patience et de courage pour que la première bibliothèque publique francophone de Montréal ouvre ses portes, en 1917. Et la société canadienne-française doit cette avancée majeure en grande partie à Éva Circé-Côté, qui s'est battue toute sa vie contre l'ignorance de ses compatriotes, comme l'explique l'historien Jonathan Livernois.

Lorsque Montréal, à défaut de créer une bibliothèque publique, a décidé de mettre sur pied une bibliothèque technique, en 1903, c’est Éva Circé-Côté, connue pour ses chroniques dans les journaux et ses pièces de théâtre, qui a été choisie pour en être la directrice.

Elle l’est restée jusqu’à ce que l’on trouve un homme pour la remplacer. Dès qu’il y a eu un homme "mieux placé qu’elle" pour diriger le tout, on l’a nommé à sa place, relate Jonathan Livernois.

Éva Circé-Côté est alors devenue son assistante, elle qui avait pourtant étudié la bibliothéconomie à l’Université McGill.

En 1917, lorsque la bibliothèque publique de Montréal a été fondée, tout près du parc La Fontaine, Éva Circé-Côté y a tout de suite été transférée, mais toujours à titre d’assistante. Elle a alors travaillé avec le directeur Hector Garneau, poète et petit-fils de l’historien François-Xavier Garneau.

Une pionnière peu connue

Éva Circé-Côté est extrêmement importante dans l’histoire du Québec et de Montréal, mais on la connaît malheureusement assez peu, déplore Jonathan Livernois.

Avant de participer à la direction de la bibliothèque technique, puis de la bibliothèque publique, Éva Circé-Côté signait des chroniques dans des journaux ouvriers, dans lesquelles elle faisait l’apologie de l’éducation. Elle incarnait parfaitement cette idée que l’instruction peut sauver le peuple, affirme l’historien.

Elle a d’ailleurs fondé, avec une amie, un lycée destiné aux jeunes filles. Car à cette époque, les jeunes filles n’avaient pas accès au cours classique. Les femmes étaient souvent éloignées d’un bon nombre de professions, et Éva Circé-Côté tentait de pallier ce manque, explique Jonathan Livernois.

Elle a toutefois dû rapidement fermer son lycée sous la pression du clergé.

Femme, libre penseuse, éducation obligatoire, éducation laïque, séparation de l’Église et de l’État, bref, elle dérangeait, résume l’historien.

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