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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du jeudi 17 octobre 2019

Qu’arrivera-t-il en cas de gouvernement minoritaire?

Publié le

Le chef conservateur Andrew Scheer et le premier ministre sortant Justin Trudeau
Le Parti conservateur d'Andrew Scheer et le Parti libéral de Justin Trudeau ont tous les deux des chances de former un gouvernement minoritaire.   Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

La fin de la campagne électorale fédérale semble tourner autour de la possibilité d'élire un gouvernement minoritaire. Chaque parti a son opinion sur la façon dont les choses se passeront si les électeurs accordent un mandat minoritaire à Justin Trudeau ou à Andrew Scheer. Voici ce qu'en pense le chroniqueur politique Alec Castonguay.

Moi, je ne gagerais pas sur le fait que Justin Trudeau va démissionner lundi soir s’il n’a pas le plus grand nombre de sièges, affirme-t-il. Ça va dépendre de l’écart.

Alec Castonguay rappelle que lorsque Paul Martin a perdu les élections, en 2006, il aurait pu tenter de s’accrocher au pouvoir. Logiquement, on veut que les partis qui ont le plus de sièges tentent de former le gouvernement, mais dans notre convention, ce n’est pas ça en réalité, explique-t-il. C’est le premier ministre sortant qui a le premier droit de gagner la confiance de la Chambre.

Toutefois, à l’époque de la défaite de Paul Martin, comme les libéraux étaient au pouvoir depuis12 ans, le premier ministre sortant a senti que la population souhaitait un changement.

Dans le cas de la présente élection, la situation est tout à fait différente, selon Alec Castonguay : Justin Trudeau n’en est qu’à son premier mandat. Il jouit aussi d’un certain appui de la part du Nouveau Parti démocratique, qui a laissé entendre qu’il serait prêt à travailler avec les libéraux, mais pas avec les conservateurs.

Ça ne veut pas dire de faire une coalition en bonne et due forme avec des ministres de l’opposition au gouvernement (ça ne s’est pas vu depuis 1921 au Canada), mais on peut quand même gouverner à la pièce en s’entendant sur des principes, en faisant des compromis, indique le chroniqueur.

Alec Castonguay fait remarquer qu’il serait plus difficile pour les conservateurs d’aller chercher des appuis chez les partis d’opposition.

Dans l’éventualité où un gouvernement libéral perdrait la confiance de la Chambre des communes lors du discours du Trône, le gouverneur général devra voir si un autre parti a assez d’appuis pour gouverner. « Ce serait alors à Andrew Scheer de démontrer qu’il a une certaine stabilité autour de son gouvernement », affirme le chroniqueur.

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