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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mercredi 21 août 2019

À quand un congé parental à l’Assemblée nationale?

Publié le

Mme Guilbault monte un escalier.
Geneviève Guilbault, députée caquiste de Louis-Hébert, vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, à l’Assemblée nationale, en juin 2019.   Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Enceinte de son deuxième enfant, la vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, a décidé de ramener dans les discussions la question du congé parental pour les députés québécois. Selon le chroniqueur politique Alec Castonguay, le moment est bien choisi pour régler ce dossier.

Geneviève Guilbault sait ce que c’est d’accoucher lorsqu’on est députée : elle était enceinte de son aînée lorsqu’elle a été élue pour la première fois, au cours de l’élection partielle de 2017 dans Louis-Hébert.

Alec Castonguay rappelle qu’il n’y a pas de garderie à l’Assemblée nationale et qu’il est interdit d’allaiter en chambre.

Même s’ils cotisent au Régime québécois d’assurance parentale (RQAP), les députés n’ont pas droit à un congé de maternité ou de paternité. Leur charge publique, le fait d’être député, ne peut pas être transférée à quelqu’un d’autre, c’est dans la loi, explique Alec Castonguay. Donc, quand ils s’absentent, il n’y a plus de député, il n’y a plus d’élu que les citoyens peuvent aller voir. Le chroniqueur affirme que les élus qui s’absentent à la naissance d’un enfant ressentent donc une pression pour reprendre leurs fonctions le plus rapidement possible.

Il précise que dans certains pays, notamment en Colombie, en Islande et dans les Pays-Bas, les députés qui partent en congé parental délèguent temporairement leurs fonctions à quelqu’un d’autre.

Le chroniqueur politique rappelle que pendant leur absence, les députés québécois reçoivent leur plein salaire. La vice-première ministre a avoué que cette idée la rendait mal à l'aise puisque les Québécois qui prennent un congé parental n’ont jamais droit à 100 % de leur salaire.

La conciliation travail-famille revient constamment dans les discours des politiciens, et Alec Castonguay croit que toutes les pièces sont maintenant en place pour revoir les conditions de travail des députés à Québec. Surtout qu’on veut, à l’Assemblée nationale, qu’il y ait des hommes et des femmes de 20 à 40 ans, l'âge où l'on fonde des familles, dit-il. On ne veut pas que ce ne soit que des très jeunes ou des retraités qui nous représentent.

L’exemple d’Ottawa

La situation est différente à la Chambre des communes, à Ottawa. Il est permis d’y allaiter son enfant et, depuis 2015, les députés ont droit à un congé parental d’un an.

Alec Castonguay souligne que le gouvernement du Québec a changé la loi en 2016 pour que toutes les municipalités offrent un congé parental de 18 semaines à leurs élus, sans toutefois prévoir un tel congé pour ses propres députés.

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