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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du jeudi 4 juillet 2019

À la rescousse de l’ail des bois et du chardon de Mingan

Publié le

Une gousse d'ail des bois.
Une gousse d'ail des bois.  

Depuis des années, le Biodôme de Montréal travaille d'arrache-pied pour assurer la survie de deux plantes emblématiques du Québec : l'ail des bois et le chardon de Mingan. Ses efforts semblent porter fruit, selon Andrée Nault, conseillère scientifique au Biodôme de Montréal.

L’ail des bois est une espèce protégée depuis 1995, année où elle a été déclarée vulnérable en raison de la surcueillette. Depuis ce temps, une personne peut cueillir un maximum de 50 bulbes par année.

Cette réglementation a mis fin au commerce de l’ail des bois qui, de l’avis d'Andrée Nault, était la véritable source du problème. C’est quand même une espèce qui se reproduit, donc elle a une certaine résilience, explique-t-elle. Elle est capable de rebondir même si on la cueille un peu.

Le défaut de l’ail des bois, c’est qu’il met plus de 10 ans à atteindre sa maturité. Et chaque printemps, la plante disparaît au bout de quatre à six semaines seulement.

Afin de faire revivre l’espèce, le Biodôme distribue des semences aux propriétaires de cabanes à sucre pour qu’ils puissent cultiver de l’ail des bois sur leurs terres. Depuis 4 ans, plus de 1000 acériculteurs en ont ainsi planté, mais ils devront être patients avant de voir apparaître les premiers bulbes. Les gens ont vraiment réalisé la valeur de l’espèce, à quel point elle était sensible, affirme Andrée Nault.

Le processus est plus rapide lorsqu’un bulbe est directement mis en terre. C’est pourquoi le Biodôme offre aussi aux gens de planter les bulbes provenant de la cueillette illégale et qui ont été saisis par les agents de la faune. Il suffit de contacter le Biodôme pour manifester son intérêt à recevoir un bulbe.

L’habitat du chardon de Mingan menacé

Le chardon de Mingan est une espèce très rare qui ne pousse que sur le haut littoral de l’archipel de Mingan, au large de la Côte-Nord. À cause de la crise climatique, les baies ne gèlent plus en hiver, ce qui expose les berges aux tempêtes et aux marées. Les plants de chardon sont alors emportés par les vagues ou ensevelis sous des débris.

Comme l’ail des bois, le chardon de Mingan met plusieurs années à se reproduire. Cela peut prendre jusqu’à 22 ans avant que le plant fleurisse.

Heureusement, le Biodôme a réussi à produire des graines de chardon qui serviront à regarnir les berges de l’archipel.

Deux fleurs de chardon séchées et une poignée d'aigrettes.
Des graines de chardon de Mingan Photo : Radio-Canada/Catherine Contant

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