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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mercredi 19 juin 2019

Mort de la mère de Gilles Duceppe : un procès au criminel serait possible

Publié le

M. Rowley porte des verres fumés.
Hélène Rowley Hotte lors de l'inauguration du parc Jean-Duceppe, dans Rosemont, en 2006.   Photo : Radio-Canada

Selon la juge à la retraite Suzanne Coupal, il pourrait y avoir une poursuite criminelle dans le dossier d'Hélène Rowley Hotte Duceppe, morte d'hypothermie après avoir passé six heures à l'extérieur de sa résidence pour aînés, en janvier dernier.

La famille de la dame de 93 ans a déjà affirmé qu’elle regardait la possibilité d’entamer une poursuite civile contre l’établissement. Je pense qu’on peut aller un peu plus loin : est-ce qu’il n’y a pas une responsabilité qui serait d’ordre criminel?, demande Suzanne Coupal.

Elle relève plusieurs éléments qui, à son avis, sont problématiques dans l’aménagement du bâtiment, notamment l’absence de sonnette à l’extérieur et le fait que la cour intérieure n’avait aucune issue en raison des bancs de neige. Que ça ait été une dame de 93 ans, un enfant de 15 ans ou une personne de 50 ans, cette personne se retrouve prise dans un enclos, dit-elle.

Ce que je trouve le plus choquant, c’est la simplicité des choses qui n’ont pas été faites pour prévenir un incident de telle sorte.

Suzanne Coupal, juge à la retraite

Suzanne Coupal pense qu’il serait intéressant qu’une enquête policière soit déclenchée. C’est rare qu’on a une preuve aussi forte qu’une preuve qui est complètement enregistrée, précise-t-elle. [Dans les images captées par les caméras de surveillance], on voit la dame essayer plusieurs choses pour sauver sa vie et on sait qu’il y avait plusieurs possibilités, mais aucune n’a fonctionné.

La juge à la retraite affirme que la personne qui gère une résidence pour aînés a la responsabilité de prévoir toute éventualité et de s’assurer que les résidents ne soient pas pris au piège dans des situations dangereuses. Dans un système où on délègue, il faut peut-être aussi avoir quelqu’un qui chapeaute la délégation, souligne-t-elle.

Selon les résultats d’une éventuelle enquête policière, il pourrait y avoir un procès au criminel, notamment pour négligence criminelle. Suzanne Coupal mentionne que plusieurs comportements peuvent mener à une telle accusation : avoir une attitude téméraire, faire preuve d’insouciance, ne pas prendre ses responsabilités, etc.

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