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Isabelle Richer
Audio fil du lundi 10 juin 2019

Laïcité : qu'en est-il des avantages fiscaux accordés aux communautés religieuses?

Publié le

Le clocher d'une église sur fond de ciel bleu.
Simon Jodoin soulève aussi la question de la propriété du patrimoine religieux, qui a été financé à partir de la dime payée par les fidèles.   Photo : Radio-Canada / Alexandre DUVAL

Alors que le projet de loi 21 s'apprête à être adopté à l'Assemblée nationale, le chroniqueur Simon Jodoin fait remarquer que, dans tout le débat sur la laïcité, le Québec est passé à côté de plusieurs questions importantes, dont celle des avantages fiscaux accordés aux communautés religieuses.

Ce sont les pratiques personnelles que nous avons observées, et beaucoup moins les pratiques institutionnelles, souligne-t-il.

Car la laïcité de l'État, ce n'est pas que les signes religieux et les accommodements raisonnables. C'est aussi la place que prennent les communautés religieuses dans notre société.

À ce sujet, Simon Jodoin rappelle que les communautés religieuses peuvent obtenir des avantages fiscaux en se qualifiant comme organismes de bienfaisance. Ce qui est intéressant dans ce cas-là, c’est que le simple fait de promouvoir la religion est considéré comme un acte de bienfaisance, précise-t-il.

Pour lui, il ne s'agit pas seulement d'un avantage fiscal, mais d'un avantage de principe. Il se demande pourquoi les médias, par exemple, n'auraient pas le droit, eux aussi, à de tels avantages, comme ils informent la population.

Semble-t-il que, du point de vue politique, partager la bonne nouvelle est plus payant que de partager la nouvelle.

Simon Jodoin, chroniqueur

À qui appartient le patrimoine religieux?

Le chroniqueur rappelle que les lieux de culte sont exemptés d'impôts fonciers. On voit encore ici une préférence fiscale qui est injuste, affirme-t-il.

À l'époque, ces avantages étaient accordés aux communautés religieuses en compensation des services qu'elles offraient à la population, comme les soins de santé et l'enseignement, services qu'elles n'offrent plus aujourd'hui.

Simon Jodoin soulève aussi la question de la propriété du patrimoine religieux, qui a souvent été construit à partir de l'argent donné par les fidèles.

Comment se fait-il que, depuis 10 ans, toutes ces questions-là soient restées dans l'angle mort?

Simon Jodoin, chroniqueur

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