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Annie Desrochers
Audio fil du vendredi 28 décembre 2018

L’hiver québécois, entre calvaire et romantisme

Publié le

Le pont surplombe la rivière Saguenay.
Le pont Sainte-Anne de Chicoutimi.   Photo : Radio-Canada / Sarah Pedneault

Pour certains, l'hiver au Québec est long et pénible. Mais pour d'autres, il est synonyme de romantisme. Voici l'ultime chronique d'histoire du journaliste et historien Jean-François Nadeau pour le temps des Fêtes.

L’hiver canadien est-il si difficile? Comment faites-vous pour survivre à de telles températures? Ces questions sortent souvent de la bouche de curieux qui croisent la route de Canadiens à l’étranger.

« C’est vraiment au 19e siècle que cette idée d’un hiver canadien commence à être envisagée comme un trait constitutif de la société qui est la nôtre », indique Jean-François Nadeau.

Qui dit hiver au Québec dit aussi neige. Celle-ci est décrite par certains comme étant d’une blancheur immaculée, pure et lisse comme la pierre. « Ça tient en large partie à l’idée du romantisme qui gagne nos coeurs », fait remarquer l’historien.

Et cette idée de l’hiver romantique se transpose dans l’art. Le peintre romantique Caspar David Friedrich, avec sa toile intitulée Le chasseur dans la forêt, présente un paysage d’hiver grandiose et un homme seul, tout au centre, replié sur lui-même. Se sentir près de soi fait partie de cette idée du romantisme.

Wilson Bentley s’est quant à lui consacré à photographier les flocons de neige. « Il va en photographier plus de 5000. Il se rend compte que chacun de ces flocons est différent, infiniment différent. Et il se passionne pour ça », explique le journaliste.

Si certains perçoivent cela comme de la poésie, cela rend compte aussi, selon Nadeau, d’une certaine humanité, et que chaque personne est unique.

Pour le chroniqueur, l’hiver est aussi propice à une forme de nostalgie qui se traduit dans les tableaux de peintres québécois. Cornelius Krieghoff, par exemple, représentait dans ses toiles des icônes telles que la carriole et les hivers d’antan.

Et pour Jean-François Nadeau, ces paysages hivernaux traversent les mémoires et les souvenirs d’enfance.

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