•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

La lumière, au coeur de la tradition hivernale

Audio fil du mercredi 26 décembre 2018
Illumination de la basilique Notre-Dame par Moment Factory

Illumination de la basilique Notre-Dame par Moment Factory

Photo : Moment Factory

Pour sa deuxième chronique sur le thème de l'hiver, le journaliste et historien Jean-François Nadeau s'intéresse à la lumière. Il nous donne rendez-vous à la basilique Notre-Dame, ce joyau montréalais, pour en parler.

Située en plein cœur du Vieux-Montréal, la basilique Notre-Dame, construite entre 1821 et 1829, en impose. Un siècle plus tard, pour décorer la structure de style gothique et célébrer ses 100 ans, le curé et historien Olivier Maurault commande une série de vitraux à Limoges, en France, qui raconte l'histoire de la ville.

Dans ce véritable palais de verre qu’est la basilique Notre-Dame, chaque famille noble financera un carré de lumière.

« [Ces vitraux, qui étaient] le summum de la culture au Moyen Âge, expriment une ouverture de la chrétienté sur la lumière. L’adéquation entre la religion et la lumière prend une forme de culture païenne, qui est celle du solstice d’hiver », explique Jean-François Nadeau.

L’historien nous rappelle qu’au début de la chrétienté, on est plutôt dans l’univers de la caverne. Les églises ont une architecture qui ne permet pas de laisser entrer autant de lumière.

« La religion sera le promoteur d’un nouveau type d’architecture au style gothique. C’est ce qui permettra le développement de structures qui ont l’air de flotter dans le vide », indique le journaliste.

Sapin vert

Le sapin vert figure lui aussi parmi les symboles forts de lumière. Il défie l’hiver par sa résistance à la mort et au froid et s’incruste dans les traditions.

« Chez les païens, on décore des arbres au solstice d’hiver de blé, symbole de la culture, et de fruits aussi. C'est ce qu’on attend, au fond, de la lumière qui reviendra, espère-t-on, avec la belle saison. C’est une offrande qu’on fait par l’entremise de l’arbre », relate Jean-François Nadeau.

Au Québec, ce sont les mercenaires allemands qui vont dresser un sapin illuminé en 1781. Et ce sapin, on l'illumine avec du feu, ce qui engendre beaucoup d’accidents.

« Cette illustration de la lumière [par le feu], [observée] chez les Grecs, vient de l’idée que le feu est à la base de tout. C’est lui qui régénère les civilisations », indique l'historien.

Et même si le feu est aussi associé à l’enfer, pour ce qui est de l’hiver, il chasse la noirceur et les ténèbres.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi