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Montréal, paradis des pêcheurs

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Montréal, paradis des pêcheurs

Audio fil du mercredi 16 mai 2018
Photo en noir et blanc montrant un homme et un enfant en train de pêcher au bord d'un bassin.

Cours de pêche au parc Lafontaine à Montréal, en 1956

Photo : Archives Ville de Montréal

« Montréal étant une île, bordée par le Saint-Laurent, par la rivière des Prairies, c'est l'endroit au Québec où on a les plus grosses prises techniquement, et ce ne sont pas des histoires de pêcheur! » affirme l'historien Jean-François Nadeau.

Le poisson a longtemps joué un rôle irremplaçable dans l’alimentation des Québécois, en raison de la religion. « On avait les vendredis maigres où, au nom de la religion, il fallait absolument manger du poisson », rappelle Jean-François Nadeau.

L’anguille, notamment, était très prisée des Canadiens français à une certaine époque. « L’anguille, pendant longtemps, c’est le pain et le beurre des Québécois », mentionne Jean-François Nadeau. Il précise qu'on la mangeait pochée avec des pommes de terre dans une soupe.

Depuis les années 1980, la consommation d’anguille n’a cessé de diminuer, au point où il est aujourd’hui difficile d’en trouver.

En plus de l'anguille, on retrouve 73 espèces de poissons dans les eaux du Saint-Laurent. Dans l’eau douce entourant Montréal, on peut pêcher entre autres l’achigan, le maskinongé, la barbotte, le chevalier, la carpe, la perchaude et le doré.

D’activité de luxe à loisir pour tous

« La pêche, c’était pendant longtemps un loisir essentiellement masculin, et c’était donc une occasion pour monsieur de s’enfuir de la maison », souligne Jean-François Nadeau.

Au début du 20e siècle, les plaisirs offerts par une partie de pêche étaient surtout accessibles aux riches hommes. « Ils vont payer pour avoir accès à des territoires de pêche où ils vont régner », explique l’historien.

Les Américains, notamment, avaient une véritable fascination pour la pêche pendant l’entre-deux-guerres.

Cet engouement s'est transmis aux classes populaires, surtout durant la crise des années 1930.

Il faudra toutefois attendre la fin de la Deuxième Guerre mondiale pour que la notion de loisir s’étende à toute la population et que la pêche prenne toute son importance auprès des Montréalais.

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