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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 28 février 2018

Les croix de chemin : marqueurs historiques du territoire québécois

Publié le

Une croix en pierre sur fond de ciel bleu
Une croix de chemin en pierre érigée en bordure du boulevard Gouin à Montréal   Photo : Radio-Canada / Catherine Contant

Les croix de chemin qui parsèment le paysage québécois sont beaucoup plus que de simples symboles religieux. « C'est une forme d'attachement ancien à un lieu, à un passage, sur lequel l'attention va se fixer », souligne l'historien Jean-François Nadeau.

Il fait le parallèle entre ces croix et les menhirs que les Gaulois disposaient à différents endroits sur leur territoire.

Jean-François Nadeau mentionne qu’il existe encore des croix de chemin à Montréal : « On a toujours l’impression que c’est une affaire de campagne. C’est vrai, mais on oublie souvent que Montréal, pendant longtemps, c’était la campagne aussi. »

Les croix de chemin ont surtout été érigées au cours du 19e siècle, mais on en trouvait déjà à l’époque de la Nouvelle-France, notamment le long du chemin du Roy.

Après la révolte des patriotes, on a aussi érigé des croix de tempérance sur les lieux d’accidents attribuables à l’ivresse afin de dissuader les gens de sombrer dans l’alcoolisme.

Plusieurs croix ont dû être refaites au cours des années pour les rendre plus durables. Il a fallu attendre les années 1920 pour que la Commission des monuments historiques du Québec les considère comme faisant partie du patrimoine québécois. En 1975, on en dénombrait près de 3000 dans la province.

Les trois types de croix

Le premier type de croix que l’on trouve sur les chemins du Québec est une croix toute simple, souvent blanche, en bois.

On peut également voir des croix du type « instruments de la Passion ». Celles-ci portent sur leur axe horizontal divers outils qui ont servi à mettre à mort Jésus : lance, clous, couronne d’épines, etc. « Ce sont des instruments qui rendent compte de la mort du Christ, mais qui, en pratique, peuvent aussi témoigner d’un rapport social important, car ce sont des outils de la vie quotidienne, comme l’égoïne du charpentier et les pinces du forgeron », affirme l’historien.

Le troisième type de croix est le calvaire, qui est doté d’une représentation du Christ crucifié.

La petite histoire de la croix du mont Royal

Jean-François Nadeau explique que c’est le fondateur européen de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve, qui est le premier à avoir eu l’idée d’ériger une croix sur le mont Royal. En 1642, le niveau du fleuve monte dangereusement au cours du temps des Fêtes. Inquiet, Maisonneuve promet à Dieu d’élever une croix s’il fait redescendre les eaux, ce qui arrivera vers la fin janvier.

Une croix, cette fois-ci en métal et éclairée, sera installée sur la montagne en 1924. Elle sera financée par la vente de dizaines de milliers de timbres commémoratifs.

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