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Isabelle Richer
Audio fil du mercredi 24 janvier 2018

Les déchets à Montréal : de la Poubelle d'or à la mafia

Publié le

Une photo en noir et blanc montrant une charrette conduite par un homme à chapeau et tirée par un cheval
Une charrette du service d'incinération de Montréal transporte les ordures, en 1945.   Photo : Fonds Conrad Poirier/BAnQ

La quantité d'ordures que nous produisons ne cesse d'augmenter avec les années. Depuis plus d'un siècle, la Ville de Montréal doit redoubler d'ingéniosité pour réussir à s'en débarrasser, souligne l'historien Jean-François Nadeau.

Jusque dans les années 60, la Ville décernait même un prix aux citoyens qui géraient le mieux leurs déchets : la Poubelle d’or.

En 1868, le maire de Montréal William Workman décide d’organiser la collecte des déchets dans la ville. Ce sont des travailleurs contractuels qui assurent alors le ramassage des ordures, qui se fait la nuit, entre 22 h et 8 h, précise Jean-François Nadeau.

Au fil du temps, la Ville développera toutes sortes de moyens pour récolter les ordures de ses citoyens, comme des poubelles montées sur roues, tirées par des employés de la Ville munis de balais.

Avant cette époque, on se fiait plutôt à la débrouillardise des Montréalais pour se débarrasser de leurs déchets. Les parcs, les terrains vagues et les cours d'eau devenaient alors des lieux d’enfouissement non officiels.

On misait également sur les animaux, sauvages comme domestiques, pour dévorer une grande partie de ces ordures.

Le saviez-vous?

C'est un préfet français, William Poubelle, qui est l'inventeur du récipient cylindrique muni d'un couvercle servant à recueillir les déchets. Avant l'invention de la poubelle, les gens se servaient de toutes sortes de contenants – boîtes, barils, etc. – pour entreposer leurs ordures.

Les débuts de la récupération

C’est lors de la Deuxième Guerre mondiale que l’on voit apparaître les premières formes de recyclage, indique Jean-François Nadeau. Effort de guerre oblige, on se met à récupérer toutes sortes de matières premières, notamment le caoutchouc. Les graisses de cuisson sont quant à elle réutilisées comme combustibles.

Mais bien avant, au 19e siècle, on récupérait déjà les tissus. Le coton, par exemple, servait à la fabrication de livres. « C’est ce qui fait que les livres anciens, par rapport aux livres d’aujourd’hui, restent beaucoup plus blancs, beaucoup plus souples, sont beaucoup plus agréables à lire et à manier », affirme Jean-François Nadeau.

La présence du crime organisé

L’historien rappelle que la gestion et la récupération des déchets sont des domaines qui ont longtemps intéressé le crime organisé. La présence de la mafia dans le milieu est notamment mise en lumière lors de la commission sur le crime organisé de 1973.

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