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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du jeudi 21 mars 2019

De « mongol » à trisomique : notre vision de la trisomie 21 a (heureusement) changé

Publié le

Un jeune homme trisomique.
Dans ce reportage de 1970, pour la première fois, une journaliste française tend son micro à une personne trisomique.   Photo : Institut national de l'audiovisuel

À l'occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, l'Institut national de l'audiovisuel (INA), en France, a décidé de puiser dans ses archives pour montrer à quel point notre perception des personnes trisomiques a évolué depuis 50 ans.

Dans les années 60, on les appelait les « mongoliens » ou les « mongols » en raison de la forme de leurs yeux. Cette appellation leur a collé à la peau pendant de nombreuses décennies.

La trisomie 21 est demeurée longtemps taboue, mais progressivement, les journalistes se sont mis à s’y intéresser. L’INA a d’ailleurs récupéré un reportage de 1970 portant sur une maison pour personnes déficientes intellectuelles qui accueillait, entre autres, des personnes trisomiques. La présence de celles-ci était loin de plaire au maire du village : Il y a l’aspect physique et mental. Vous avez des jeunes enfants qui sont traumatisés de voir déambuler ces malades dans le village.

Malgré tout, les perceptions commençaient déjà à changer dans les années 70. En 1974, pour la première fois, une journaliste française tendait son micro à une personne trisomique.

Une décennie plus tard, on commençait à voir de plus en plus d’enfants trisomiques intégrés à ce que l’on appelait à l’époque « l’école ordinaire ».

Mais c’est surtout en 1996 que la vision de la trisomie 21 a réellement changé. Le film Le huitième jour, de Jaco Van Dormael, a marqué les esprits en mettant en vedette un acteur trisomique, Pasqual Duquenne, qui a d’ailleurs reçu cette année-là le prix d’interprétation masculine du Festival de Cannes.

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