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Le 15-18

Le 15-18

Avec Matthieu Dugal

En semaine de 15 h à 18 h

Longues entrevues du vendredi

L'animatrice du 15-18, Annie Desrochers

Photo : Radio-Canada / Catherine Contant

Chaque vendredi, Annie rencontre un(e) invité(e) avec qui elle aborde en profondeur un sujet qui a marqué l'actualité de la semaine.

Liste des sujets

Sujets de 1 à 10 sur 22
  • Le journaliste Alec Castonguay publie le livre Le printemps le plus long : au coeur des batailles politiques contre la COVID-19, qui fait la lumière sur la façon dont les autorités ont réagi à l'arrivée du coronavirus, au Québec et à travers le monde. Il y explique comment le système d'alerte du Canada, efficace, mais sous-financé, a échoué à détecter la menace; comment le monde occidental a tardé à réagir, alors que les morts s'accumulaient en Chine; et comment, au Québec, toutes les ressources ont été consacrées à la protection des hôpitaux, alors que ce sont finalement les Centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) qui ont brûlé.

  • « Je me suis rendu compte que c'était vraiment un problème de société, le fait que les réseaux sociaux permettent à tout un chacun de publier à peu près n'importe quoi. » C'est en 2014 que le journaliste Jeff Yates s'est intéressé pour la première fois aux fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Il a vu les géants du numérique profiter de cette manne pendant des années avant de finalement agir pour contrer ce fléau. Jeff Yates s'inquiète de l'influence que cette poignée d'entreprises privées a réussi à acquérir sur le monde. Il rappelle que Facebook, à lui seul, compte trois milliards d'utilisateurs. « Ce n'est peut-être pas une bonne chose, qu'un site web puisse recueillir toutes les communications d'un tiers de l'humanité », note-t-il.

  • L'animateur René Homier-Roy a été un fidèle téléspectateur des Beaux dimanches, une émission culturelle qui a été présentée à Radio-Canada de 1966 à 2004. Il y a même travaillé un certain temps. Pendant trois mois, il a eu la mission de moderniser les textes d'introduction de l'animateur de l'émission, Henri Bergeron, mais celui-ci ignorait toutes ses suggestions. Si René Homier-Roy ne croit pas que l'émission Les beaux dimanches pourrait revivre telle quelle sur les ondes de Radio-Canada, il estime que l'engouement suscité par la présentation de la pièce La face cachée de la Lune, à Télé-Québec, est la preuve que la télévision peut encore servir d'outil de démocratisation de l'art. Il reproche d'ailleurs à Radio-Canada de faillir à sa mission de faire découvrir les différentes formes d'art en ne se concentrant que sur l'humour et la chanson populaire, en quête de cotes d'écoute.

  • Le professeur de philosophie Daniel Desroches définit l'éthique personnelle comme « la marge de manœuvre que les individus se donnent pour élaborer une bonne vie ». Cette éthique est basée sur un ensemble de valeurs qui est propre à chaque personne, mais certaines valeurs, comme la santé et la sécurité, peuvent être partagées par beaucoup de gens. Pourquoi, alors, y en a-t-il autant qui mettent en danger leur santé et leur sécurité, ou celles des autres, en bravant les consignes du gouvernement pour limiter la propagation du coronavirus? Daniel Desroches explique comment la pandémie en a amené plusieurs à mettre de côté leur éthique personnelle et à trouver toutes sortes de façons de justifier leurs comportements afin de bien vivre, malgré tout, avec leur conscience.

  • Glenn Castanheira est le nouveau directeur général de Montréal Centre-Ville. Le consultant en développement commercial arrive à la tête d'une société vouée à assurer le dynamisme économique du centre-ville en pleine pandémie. « Si on aime bâtir, c'est de loin le meilleur moment. Et c'est comme ça que je le vois », lance-t-il avec conviction.

  • Lorsque le groupe armé État islamique a commencé à revendiquer des attentats sur les réseaux sociaux, les gouvernements ont fait pression sur Facebook, Twitter et les autres grandes plateformes pour qu'elles suppriment les comptes liés au terrorisme. Cela a eu pour effet immédiat de couper les groupes djihadistes du reste du monde et de limiter la portée de leur propagande. Ces plateformes ont refait le même exercice avec des groupes complotistes et d'extrême droite. Si cela n'empêche pas les éléments les plus radicaux de ces groupes de se retrouver sur d'autres sites Internet, moins populaires, ils n'ont désormais plus accès au public, ce qui nuit beaucoup à leur recrutement, comme l'explique le cotitulaire de la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l'extrémisme violents David Morin.

  • Au cours de ses 35 années passées à Vélo Québec, Suzanne Lareau a vu le vélo évoluer de façon marquée à Montréal. Lorsqu'elle a commencé comme bénévole au sein de l'organisation, la bicyclette était surtout considérée comme un jouet d'enfant ou comme un loisir « grano ». « On était perçus comme des idéalistes », se rappelle la présidente-directrice générale de Vélo Québec. « On nous taxait de granolas. Il faut dire qu'à l'époque, je reconnaissais les gens que je croisais à vélo dans les rues de Montréal. » Aujourd'hui, au moment où elle s'apprête à tirer sa révérence, Suzanne Lareau constate que le vélo s'est imposé comme moyen de transport dans la métropole. Le défi de son remplaçant, Jean-François Rheault, sera de continuer à revendiquer un meilleur partage de la route, et à aider l'organisation à se relever de la pandémie, qui a mis à mal ses finances.

  • C'est en 1796 que le tout premier vaccin a vu le jour. Il a permis d'éradiquer la variole, une maladie hautement contagieuse qui faisait des ravages. Depuis, de nombreux autres vaccins ont réussi à faire disparaître des maladies qui étaient un véritable fléau pour l'être humain. Le journaliste scientifique Yanick Villedieu raconte l'histoire de quatre grands vaccins qui, en 1796, en 1885, dans les années 20 et en 1955, ont permis de libérer l'homme de maux terribles.

  • Pour le professeur de droit Philippe Lampron, la liberté d'expression est « le droit fondamental qui est peut-être le plus inextricablement lié au concept de démocratie ». Lorsqu'elle a commencé à s'établir dans les démocraties émergentes, pendant le siècle des Lumières, la liberté d'expression visait d'abord à offrir aux plus petits un cadre dans lequel ils pouvaient s'exprimer sans craindre l'ingérence des puissants. Aujourd'hui, à l'inverse, ce sont souvent les membres du groupe majoritaire qui se réclament de la liberté d'expression pour tenir des propos qui peuvent choquer des minorités. Philippe Lampron explique pourquoi, à son avis, ce droit fondamental aux limites parfois floues est l'un des plus faciles à instrumentaliser.

  • On l'oublie parfois, mais sans le commerce, le Québec tel qu'on le connaît aujourd'hui n'existerait peut-être pas. Car c'est le commerce des fourrures qui a donné naissance à la Nouvelle-France. Depuis ce temps, les commerçants ont toujours exercé un rôle primordial dans la société québécoise. Alors que le commerce de détail est aujourd'hui mis à mal par la crise du coronavirus, l'historienne Joanne Burgess retrace l'histoire de cet important secteur de l'économie.

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