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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du samedi 17 mars 2018

L’intelligence artificielle peut-elle détecter le cancer?

Publié le

Une photo de Lisa di Jorio en train de parler au micro dans le studio de l'émission La sphère.
Lisa di Jorio espère un jour pouvoir détecter les signes avant-coureurs du cancer à partir de simples photographies et images médicales.   Photo : Radio-Canada / Karl-Philip Vallée

Et si l'intelligence artificielle pouvait détecter les signes avant-coureurs du cancer? C'est le pari qu'a fait la jeune entreprise montréalaise Imagia, qui travaille actuellement à concrétiser cette idée. Lisa Di Jorio, spécialiste de l'apprentissage machine pour Imagia, espère ainsi pouvoir sauver des vies.

Plus concrètement, Imagia fait le pont entre les médecins et les chercheurs en intelligence artificielle pour mettre au point des outils capables d’aider le domaine de la santé au quotidien. Le rôle de Mme Di Jorio au sein de l’entreprise est d’ailleurs d’aider ces deux milieux à communiquer plus efficacement entre eux.

« Très souvent, ces chercheurs [en médecine clinique, NDLR] viennent nous voir avec des hypothèses fortes, explique Lisa Di Jorio. Ils pensent que tel phénomène a cours chez leurs patients, ils le voient d’expérience, mais ils ont besoin d’une technologie pour réussir à le prouver. Nous, on va prendre ces hypothèses qui nous arrivent, on va regarder quels sont les défis qui vont là-dedans [...] et on va aller les présenter à des experts en intelligence artificielle. »

Un travail de traduction

Une bonne partie du travail de Mme Di Jorio consiste à jouer le rôle d’interprète entre les médecins et les spécialistes de l’intelligence artificielle.

« Il faut que je sois capable de comprendre comment expliquer un problème clinique à un chercheur en intelligence artificielle et il faut surtout, aussi, que je sois capable d’expliquer à un clinicien ce qu’il n’est pas encore possible de faire », indique-t-elle

Lisa Di Jorio souligne d’ailleurs que la médiatisation des avancées en intelligence artificielle a parfois un effet un peu pervers dans son travail, puisqu’elle donne l’impression que les algorithmes peuvent déjà tout faire.

« Il ne faut pas oublier que tous les algorithmes ne sont pas testés sur des données médicales, souligne Mme Di Jorio. En réalité, les données médicales sont très différentes des données sur lesquelles les algorithmes d’aujourd’hui sont entraînés. Ce ne sont pas des photos en deux dimensions de chien ou de chat, par exemple. »

Cette spécialiste ajoute que les données n’étant pas uniformisées d’un hôpital à l’autre ou même d’un médecin à l’autre, les ordinateurs ont parfois du mal à les analyser pour y donner un sens.

Malgré ces défis de taille, elle garde espoir, avec le projet d’Imagia, de détecter des maladies comme le cancer simplement en présentant des images d’un patient à une intelligence artificielle.

« On ne va pas remplacer les tests, mais on va au moins permettre de les déclencher beaucoup plus tôt dans le parcours du patient. C’est très important, puisque plus on agit vite avec le cancer, plus on a de chances de sauver la personne. »

Pour écouter l'émission intégrale de La sphère consacrée à l'intelligence artificielle et à la santé, cliquez ici.

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