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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du samedi 3 mars 2018

Ingénierie : l’importance des modèles féminins pour inspirer les prochaines générations

Publié le

Une photo de Valérie Bécaert, vêtue d'un t-shirt noir et portant des écouteurs recouvrant ses oreilles en train de parler à un micro dans le studio de l'émission La sphère.
Valérie Bécaert souligne l'importance des modèles féminins dans sa propre carrière.   Photo : Radio-Canada / Karl-Philip Vallée

C'est en suivant l'actualité entourant la tragédie de Polytechnique, qui a coûté la vie à 14 femmes en 1989, que Valérie Bécaert a compris que son parcours professionnel devait passer par l'ingénierie, un milieu majoritairement masculin. Aujourd'hui directrice du groupe de recherche d'Element AI, elle estime que ses homologues féminines et elle-même servent d'inspiration aux filles et aux femmes de la prochaine génération.

Comme une bonne partie du Québec le 6 décembre 1989, Mme Bécaert apprend avec horreur les événements qui s’étaient déroulé à l’École polytechnique de Montréal. Dans son esprit se forme alors le désir d’aller s’asseoir sur les bancs de cette école. Une sorte de pied de nez à l’auteur de la tragédie qui s’y est déroulée.

« C’est par esprit de contradiction, se remémore Valérie Bécaert. Je me suis dit : "Mais quel est ce métier qui dérange autant?" J’ai voulu l’essayer, me lancer pour une session pour voir si j’allais aimer ça. Je suis tombée en amour avec l’ingénierie. J’ai même fait un doctorat tellement j’ai aimé ça! »

Du développement durable à l’intelligence artificielle

À la fin de ses études, Mme Bécaert se dirige vers le milieu du développement durable. Un environnement qu’elle décrit comme généralement ouvert et accueillant pour les femmes.

« C’est un milieu qui a été modelé par la parité, explique Valérie Bécaert. L’influence des femmes de différents domaines scientifiques a formé l’ambiance du milieu du développement durable. Quand j’ai fait le saut en intelligence artificielle et en sciences des données, j’ai vraiment senti la différence d’ambiance. Le mode collaboratif y était probablement beaucoup moins connu. »

L’importance des modèles

Ce qui aurait pu être un obstacle à la progression de sa carrière l’a pourtant motivée à foncer et à faire sa place. Elle remarque d’ailleurs que c’est un trait de caractère qu’elle partage avec beaucoup de ses homologues féminines. Ces femmes qui sont parvenues à gravir les échelons dans des milieux traditionnellement masculins peuvent servir de modèles aux plus jeunes qui hésitent encore à choisir des domaines d’études parfois perçus à tort comme réservés aux hommes.

« Ce qui a fait une grosse différence pour moi, c’est les femmes dans le domaine, estime-t-elle. Quand on sent qu’il y a une communauté qui est là pour nous écouter, pour nous accompagner, à laquelle on peut se connecter et à laquelle on ressemble, ça facilite beaucoup les choses. Je dis à toutes les femmes du domaine qu’il faut qu’on soit là pour toutes celles qui s’en viennent. »

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