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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du samedi 16 septembre 2017

Un monde sans Google, ni Apple, ni Facebook, ça existe!

Publié le

Une photo d'Anne-Sophie Le Tellier dans le studio de l'émission La sphère.
Anne-Sophie Le Tellier ne jure que par les logiciels libres (ou presque). Selon elle, il est possible de se passer de la plupart des logiciels appartenant à de grosses entreprises sans trop souffrir.   Photo : Radio-Canada / Karl-Philip Vallée

« Ça fera bientôt un an que j'ai fait une recherche Google pour la dernière fois », lance sans détour Anne-Sophie Letellier, doctorante en communications à l'Université du Québec à Montréal. Pour cette adepte du CHATONS, le collectif des hébergeurs alternatifs, transparents, ouverts, neutres et solidaires, il est possible d'avoir une vie numérique normale en disant adieu (ou presque!) aux Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft (GAFAM) de ce monde.

Le CHATONS a été créé par l’association française Framasoft, qui est derrière la campagne « Dégooglisons Internet ». Celle-ci vise à remplacer les grands services et logiciels propriétaires du web par des versions libres. « Ils étaient très inquiets de la centralisation des données personnelles et des problèmes que ça pouvait poser à la vie privée », explique Mme Letellier, qui travaille aussi au groupe de recherche sur l’information et la surveillance au quotidien à la Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains. « Ils ont décidé de créer un ensemble de services alternatifs qui seraient basés sur des serveurs et des hébergeurs alternatifs, transparents, ouverts, neutres et solidaires. »

Pour Mme Letellier, les raisons qui devraient pousser les gens à tourner le dos aux GAFAM sont nombreuses, mais elles peuvent se résumer principalement par les mots « convergence » et « concentration ». « Les géants du numérique font transiter la majorité de nos informations personnelles non seulement par le biais de leurs services, mais ils possèdent aussi les infrastructures, soit les serveurs. Ça, c’est extrêmement problématique, parce que l’information, c’est du pouvoir », dit-elle.

À ceux qui pourraient être tentés, eux aussi, de basculer du côté des logiciels libres, Anne-Sophie Letellier recommande de se rendre sur le site de Framasoft et d’explorer la liste des services libres qui sont offerts. Les internautes peuvent par exemple y trouver des versions alternatives de Facebook, de Google Docs, de Doodle, de Bit.ly, de Skype et même de Minecraft.

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