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Animateur Nicolas Ouellet
Audio fil du vendredi 2 mars 2018

Quand une résolution du Nouvel An devient un trouble alimentaire

Publié le

Un homme se tient avec crainte sur une balance.
L'anorexie chez les hommes est beaucoup plus tabous, mais elle n'est pas pour autant moins difficile à vivre.   Photo : iStock / Montage : Amarilys Proulx

En s'inscrivant pour devenir enseignant d'éducation physique, Antoine Gervais, 20 ans, s'est rendu compte qu'il ne ressemblait pas tout à fait à ses autres collègues de classe. Plutôt sédentaire et aimant profiter de la vie, il détonnait aux côtés de ceux pour qui la mise en forme était un mode de vie. Voulant les imiter, il s'est embarqué dans une course contre les kilos sur la balance qu'il peine maintenant à abandonner.

« Je me suis rendu compte que j’étais obèse morbide, se remémore l’étudiant, qui pesait alors 241 livres. Ça a été une remise en question pour moi. Je me demandais quel serait le message que j’enverrais aux jeunes à qui j’enseignerais, mais je me comparais aussi avec mes collègues qui s’entraînaient beaucoup et qui mangeaient très sainement. »

Descente aux enfers
C’est ainsi qu’Antoine a fait un changement radical en ce qui concerne son alimentation et sa routine d’entraînement. Il a ainsi perdu 100 livres en 6 mois. « Je recevais des commentaires positifs de tout le monde, ça m’encourageait à continuer… Sauf que c’est devenu malsain. » Il a ainsi commencé à se peser plusieurs fois par jour, à redoubler d’efforts dans ses entraînements et à manger de moins en moins. Les privations se multipliaient. J’évitais le restaurant, les sorties entre amis, l’alcool, les calories […] Chaque privation était une victoire mentale qui m’apportait un sentiment de fierté.

Maintenant qu’il a pris un peu de recul, l’étudiant au baccalauréat en enseignement de l’éducation physique sait qu’il doit considérer la nourriture comme une amie, et non l’inverse. Mais il a perdu ses repères par rapport à ce qui constitue une alimentation saine. « J’essaie d’écouter mes signes de satiété, mais je ne sais plus trop quand j’ai faim ou pas […] C’est assurément un combat qui va avoir marqué ma vie. »

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