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Animateur Nicolas Ouellet
Audio fil du vendredi 23 mars 2018

Dans les œuvres d’art se cache notre mémoire collective

Publié le

Un filet à papillons poursuit un voilier.
Entre Montréal, les Îles de la Madeleine et l'Asie, Yann Beauregard Lemay tente de retracer la vie de son père à travers les oeuvres qu'il a créées.   Photo : iStock / Montage : Amarilys Proulx

Pendant plus de 25 ans, René Lemay s'est consacré à la peinture. Il a produit de nombreuses œuvres – peintures, dessins, lithographies, sculptures – d'une grande beauté. Nombre d'entre elles ont été vendues, données, dispersées. Le décès du peintre, en 2015, a été un moment déclencheur pour son fils Yann Beauregard-Lemay. Confronté à la disparition de son père d'un côté et à la présence de son œuvre qui lui survit de l'autre, ce dernier a décidé d'entreprendre un vaste projet de préservation de la mémoire de son père.

Avec son frère, Yann Beauregard-Lemay a commencé à répertorier les œuvres de son père. « Chaque œuvre, c’est une histoire », constate-t-il, remarquant que chaque personne a une relation toute particulière à l’œuvre qu’elle a acquise. Ils ont mis sur pieds un site web qui rassemble les œuvres qu’ils ont retracées, ainsi que des notes tirées des cahiers et des carnets de voyage de leur père.

Je trouve ça merveilleux que mon père ait eu une carrière artistique, parce que tu laisses vraiment une partie de toi, de choses que tu as vues, de couleurs, de mouvements que tu as mis sur un tableau. La mémoire au fil du temps se façonne et change. On va se construire une mémoire autour de cet objet-là, qui n’est parfois pas tout à fait vraie, mais c’est ça qui est beau avec la mémoire, elle change.

Yann Beauregard-Lemay

L’art pour prolonger la mémoire
Dans les années 2000, René Lemay a effectué une série de voyages en Asie. Il a découvert là-bas la technique chinoise des laques, qu’il a intégrée dans son travail. « À travers le processus des laques, qui est une technique de préservation, je pense que mon père avait envie de laisser quelque chose qui va perdurer », dit son fils.

Il observe que les œuvres d’art, avec la sensibilité qu’elles captent, deviennent porteuses de la mémoire d’une personne, mais également d’une mémoire collective, et même historique.

Il y a un dialogue qui continue à s’installer entre les oeuvres et les projets qu’on a. Mon père ne reviendra pas. Mais la mémoire, c’est un contact avec la personne que tu as aimée. C’est une boussole qui permet de savoir où aller.

Yann Beauregard-Lemay



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