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Boucar Diouf
Audio fil du samedi 29 juillet 2017

La jeunesse éternelle du homard

Publié le

Un homard sur une cage de pêche
Un homard gaspésien   Photo : Marie Morneau, ARP

Le homard profite d'une cure de jouvence à chacune de ses mues. Avant d'atteindre la taille minimale réglementaire de capture, qui est de 82 mm de longueur de céphalothorax, le crustacé aura vécu en moyenne 8 ans et changé de carapace environ 16 fois. Il peut vivre jusqu'à 90 ans. « C'est une espèce à croissance indéterminée », explique Bernard Sainte-Marie, chef et chercheur scientifique à l'Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli.

Le homard canadien se porte très bien. Le réchauffement de la température de l’eau en surface dans les zones de pêche au Québec est favorable à l’expansion de la population de homards, surtout à Anticosti et sur la Côte-Nord. Cependant, c’est un équilibre fragile, car depuis 20 ans, la population de la Nouvelle-Angleterre est en déclin, parce que l’eau y est trop chaude.

Les étés sont devenus trop chauds. La température létale pour le homard est aux alentours de 26 degrés Celsius.

Bernard Sainte-Marie

Les rôles sexuels inversés
Le homard est un cas de figure intéressant lorsqu’on aborde la reproduction. « C’est la femelle qui fait la cour au mâle. Avant de muer, la femelle va patrouiller pour chercher un mâle avec un terrier assez grand pour l’abriter », souligne Bernard Sainte-Marie. Si la femelle est intéressée, elle libère des produits chimiques dans son urine afin d’annoncer au mâle qu’elle est prête à muer et qu'elle est réceptive pour l’accouplement.

Si le mâle l’accepte, il sort et il se fait aller les pinces!

Bernard Sainte-Marie

Après leur séance d’amour, le homard va garder sa douce moitié quelques jours dans son terrier, le temps que sa nouvelle carapace durcisse.

Une maternité reportée de deux ans
De retour à son terrier pour terminer l’été, la femelle homard va faire grossir ses ovaires une année. Avec l’ampoule de spermatozoïdes entreposée, elle attendra au printemps suivant pour féconder sa portée et pondra ses œufs au mois de mai ou de juin.

Elle porte ses œufs sous son abdomen encore une année avant de les libérer. Donc, entre l’accouplement et la libération des larves, il s’écoule presque deux ans.

Bernard Sainte-Marie

L’humilité devant la découverte
Boucar Diouf a voulu savoir ce que le spécialiste du homard a appris sur la vie en étudiant cette espèce. « La recherche scientifique est un travail de découvertes. [Ça ne se passe] jamais comme on pense que ça va se passer. Ç’a maintenu mon humilité. »

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