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Boucar Diouf
Audio fil du samedi 3 août 2019

La marmotte et sa capacité à hiberner, selon le biologiste Jean Ferron

Publié le

Deux marmottes sont sur l'herbe.
Deux marmottes   Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Elle se prélasse au soleil l'été et dort l'hiver. Quelle belle vie que mène la marmotte, ce rongeur qui fait rager les fermiers! Le biologiste et professeur à la retraite Jean Ferron nous dit tout sur ce rongeur qui apprécie les végétaux et hiberne longuement.

Si on n’en trouve qu’une au Québec, quatre espèces de marmottes vivent au Canada. La marmotte commune est la seule des quatre à vivre en solitaire, alors que la marmotte des montagnes Rocheuses hiberne en groupe. Celle-ci utilise plusieurs terriers durant la journée et même durant la nuit pour dérouter les prédateurs. Au Québec, c’est un peu grâce à ceux-ci que la marmotte porte le surnom de siffleux, car elle siffle pour leur indiquer qu’elle les a vus.

Les fermiers détestent les marmottes, car les monticules qu’elles construisent brisent parfois les machines agricoles. Ces monticules sont des lieux de guet. Les marmottes s’y hissent pour surveiller les environs avant de réellement quitter leur terrier.

Pour creuser les terriers qui l’abritent, cet animal dispose d’un visage en forme d’obus, avec un nez pointu, des oreilles courtes et des griffes vigoureuses.

Une longue hibernation

L’hibernation de la marmotte comporte des phases de réveil, qui sont de plus en plus courtes au fur et à mesure que l’hiver progresse. La température du rongeur baisse à près de 6 °C, et en période de réveil, elle remonte à 30 °C.

La glande thyroïde joue un rôle de déclenchement et de contrôle de l’hibernation.

Jean Ferron, biologiste

Après l’hibernation, la marmotte mâle a perdu presque 50 % de son poids, et la femelle, 37 %. Le mâle perd plus de gras, car il refait sa spermatogénèse durant l’hibernation. Il se réveille en premier au printemps, à la fin de mars.

Le faux jour de la marmotte

La tradition canadienne et américaine du jour de la marmotte provient d’Europe, surtout des colons allemands. Le 2 février se trouve entre le solstice d’hiver – le 21 décembre – et l’équinoxe du printemps – le 21 mars. Lors de cette journée, appelée la Chandeleur, il fait suffisamment chaud en Europe pour que le hérisson, le blaireau ou la loutre sortent d’hibernation. Par contre, au Canada, il fait encore trop froid le 2 février pour que la marmotte sorte de son terrier.

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