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Boucar Diouf
Audio fil du samedi 27 juillet 2019

La lutte biologique à l’agrile du frêne

Publié le

Un arbre strié.
Les traces caractéristiques laissées par l'agrile sur un frêne, à Québec.   Photo : Radio-Canada / Geneviève Gagnon

Des méthodes naturelles comme la lutte biologique peuvent contrer l'action dévastatrice de l'agrile du frêne. Ce moyen de plus en plus populaire vise à combattre le vivant avec du vivant. Le chroniqueur horticole Pierre Gingras explique comment ce genre de lutte peut limiter la voracité de cet insecte.

La lutte biologique, qui consiste à introduire un autre insecte, un micro-organisme, un champignon ou un parasite pour éliminer un organisme, existe depuis bien longtemps. Pierre Gingras donne en exemple l’introduction en Jamaïque des mangoustes pour éradiquer les rats. Cette opération a été un succès, mais son effet n’a pas duré longtemps, car les mangoustes s’en sont prises par la suite aux oiseaux, aux lézards et aux serpents. Aujourd’hui, dans de nombreuses îles dans le monde, elles représentent un problème majeur pour la faune.

Cette méthode est utilisée depuis des décennies dans les serres, car ce milieu est clos. À l’air libre, la lutte biologique est moins efficace, parce que les insectes utilisés peuvent se déplacer et ne pas s’en prendre aux organismes visés. La lutte biologique est donc difficilement applicable à l’agrile du frêne.

C’est un insecte qui est coriace, qui, sur le plan biologique, est difficile à travailler dans tous les sens du terme.

Pierre Gingras

L’espoir se trouve possiblement du côté du microbiote. Les chercheurs essaient de détecter l’agrile du frêne par l’étude du microbiote, un micro-organisme qui vit en association avec l’insecte. S’il existe, il indiquerait la présence de l’agrile dans le frêne.

Une main gantée de vert injecte un insecticide dans un arbre.
Une injection d'insecticide dans un frêne infesté par l'agrile. Photo : Associated Press/Tony Dejak

Pour l’instant, le traitement au pesticide triazine sera utilisé tant et aussi longtemps que la population d’agrile affectera les frênes.

Ces arbres ne disparaîtront pas tous de la carte du Canada, « mais la population de frênes va tellement descendre rapidement que d’autres espèces compétitrices vont remplacer la forêt », soutient Pierre Gingras.

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