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Boucar Diouf
Audio fil du samedi 22 juin 2019

La renaissance d’une famille syrienne

Publié le

Les deux personnes sont assises sur un canapé, un sapin trône à l'arrière-plan.
Rehab Abed, et George Chabo   Photo : Radio-Canada / Julien Poirier-Malo

Pour bien des déplacés du monde, l'immigration est une renaissance douloureuse, un recommencement comparable au réveil de l'érable après un dur hiver. Et si la renaissance de l'érable avait des choses à nous enseigner sur la renaissance migratoire? Rehab Abed et son fils George, arrivés au pays (avec le reste de la famille : Johnny Chabo et les autres enfants, Zeidan et Selena) comme réfugiés en février 2016 alors qu'ils fuyaient la guerre en Syrie, explorent cette question.

En cours depuis 2011, la guerre civile a forcé cette famille à quitter précipitamment la Syrie. Pour la sécurité de leurs enfants, Rehab Abed et Johnny Chabo ont tout abandonné. Le service militaire étant obligatoire à partir de 18 ans en Syrie, George, 19 ans aujourd’hui, aurait servi durant le conflit.

Deux hommes armés se tiennent debout, dos à dos, dans les décombres d'un bâtiment.
Des policiers syriens dans le village de Hajin, près du dernier bastion de Daech dans l'est du pays. Photo : Getty Images/Chris McGrath

Rehab Abed, qui ne parlait pas un mot de français avant son arrivée au Canada, est bien d’accord avec la comparaison de la renaissance de l’érable et de l’immigration. « C’était une renaissance dure parce qu’au début, la température et le fonctionnement du pays étaient nouveaux », précise cependant son fils George.

L’intégration de la famille Abed-Chabo dans son pays d’accueil s’est somme toute déroulée rapidement. Par exemple, George a vite fait du camping d’hiver et du bénévolat auprès d’un organisme.

Avec ce processus d’intégration, les valeurs acquises au fil des ans peuvent parfois être confrontées à de nouvelles, celles du pays d’accueil. Ainsi, Rehab Abed constate qu’on s’approche plus de l’égalité entre les femmes et les hommes au Canada qu’ailleurs.

Enfin, la famille n’aurait pu s’intégrer au Canada si rapidement sans le concours de leurs parrains, les couples formés d’Eza Paventi et de Marc-André Audet, et de Louise D’Aoust et de François Audet, qui les ont accueillis. Eza Paventi a réalisé un documentaire sur leur parcours courageux, D’une mer à l’autre.

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