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Boucar Diouf
Audio fil du samedi 8 juin 2019

L’hippopotame, un herbivore étonnamment dangereux

Publié le

Trois hippopotames sont dans l'eau.
Des hippopotames   Photo : Getty Images / Brent Stirton

Près de 500 personnes meurent, chaque année, d'attaques d'hippopotames, soit bien plus que les victimes humaines des léopards et des lions réunis. Malgré son allure de pachyderme paisible, et même s'il est herbivore, l'hippopotame défend farouchement son territoire. « S'il y a une bête qui a besoin de rétablir sa réputation, c'est bien l'hippopotame », explique la biologiste et directrice éducation et développement durable au Zoo de Granby, Julie Hébert.

Les yeux de cet animal vivant dans 29 des 54 pays africains étant minuscules, il a une mauvaise vue. Et puisqu’il est herbivore, les prédateurs le prennent pour cible. Lorsqu’une forme floue approche l’hippopotame, il se sent menacé et l’attaque avec ses canines de 30 cm de long. De plus, il peut courir jusqu’à 48 km/h et nager à 30 km/h.

Une vie d’hippopotame

Ce pachyderme passe l’essentiel de son temps dans l’eau, soit de 18 à 20 heures. L’eau protège sa peau, qui est très sensible au soleil, et le protège aussi des prédateurs. Il ne s’alimente pas dans cet élément, mais plutôt au sol après le coucher du soleil, où il broute l’herbe le soir et la nuit.

La structure sociale de l’hippopotame est formée de groupes constitués de femelles, de leurs petits et de jeunes mâles patrouillés par un mâle dominant. Si le groupe doit quitter les lieux, le mâle dominant reste et défend son territoire jusqu’à ce qu’un autre groupe de femelles et de petits remplace le précédent.

Une main gantée de blanc s'approche de la gueule d'un hippopotame.
Un employé d'un zoo s'apprête à vérifier les dents d'un hippopotame. Photo : Getty Images/RAUL ARBOLEDA

Pour marquer sa dominance, le mâle défèque en montrant son postérieur et en agitant sa queue devant l’intrus. Les excréments giclent alors sur deux mètres. À ce moment-là, l’intrus doit se soumettre en acceptant de se faire éclabousser. Il peut aussi déféquer sans agiter la queue ou rentrer sous l’eau et se faire oublier.

Un avenir menacé?

La biologiste Julie Hébert nous apprend que les prochaines années seront critiques pour l’hippopotame, en raison des changements climatiques, puisqu’il dépend des cours d’eau pour vivre.

De plus, les efforts consentis à la protection des éléphants pour l’ivoire depuis 2014 ont engendré un déplacement des activités des braconniers. Ceux-ci recherchent maintenant les canines des hippopotames. Résultat : le braconnage de l’hippopotame a augmenté de 530 % depuis 5 ans.

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